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Caisse primaire d'assurance-maladie

Dossier IA67018051 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Appellations centre médico-social Pierre Burgun
Destinations crèche
Parties constituantes non étudiées jardin
Dénominations établissement administratif, établissement médical, garderie d'enfants
Aire d'étude et canton Schiltigheim - Schiltigheim
Adresse Commune : Schiltigheim
Lieu-dit : quartier du centre ville
Adresse : 14 rue De-Lattre-de-Tassigny
Cadastre : 1990:36:00

L'établissement a été construit en 1924 par l'architecte strasbourgeois Henri Risch sous le nom de Caisse des malades de Strasbourg-campagne. L'architecte Henri Risch (1891-1983), du cabinet strasbourgeois Risch et Herveh a réalisé seul tous les plans et dessins de l'édifice, y compris son ornementation, les menuiseries intérieures et extérieures. Il en a également dirigé les travaux. Un projet de construction d'une clinique dentaire a été confié à l'architecte Henry Walker en 1964. La clinique a été construite peu après au nord de la parcelle, communiquant avec l'immeuble primitif. En 1990, un centre de dépistage a été aménagé par la ville de Schiltigheim dans l'ancienne clinique dentaire, après le rachat total de l'établissement par la municipalité en 1989.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle
Dates 1924, porte la date
1965
1990
Auteur(s) Auteur : Risch Henri, architecte, signature
Auteur : Walker Henry, architecte, signature
Auteur : Muller Françoise, architecte, signature

Précédé d'un jardinet, l'immeuble en ""T"" inversé est prolongé sur son pignon sud-est par une porte-cochère cintrée. Il comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage de comble. La façade sud est rythmée par des chaînes d'angle et des pilastres rythmant trois travées plus particulièrement mises en valeur. Ces travées sont couronnées au niveau supérieur par une lucarne-fronton en arc segmentaire orné d'un bas-relief. De part et d'autre de la lucarne-fronton, un pot à feu godronné et une lucarne cintrée. Toutes les fenêtres sont cintrées avec fausses agrafes. L'entrée principale est précédée par un perron encadré par un porche saillant hors-oeuvre à colonnes doriques surmonté d'un balcon avec garde-corps maçonné et ferronnerie. Des boules décoratives coiffent les piliers du garde-corps. Trois épis de faîtage en forme de pots à feu coiffant les faîtes de toit (dont celui de la tourelle) existaient encore en 1989. La propriété a conservé sa clôture elliptique maçonnée avec ferronneries et portails d'origine. A l'est, une tourelle semi-engagée abrite la cage d'escalier celle-ci comprend une entrée latérale. La façade postérieure possède une aile rectangulaire, percée de baies rectangulaires. A l'origine, cette dernière était couverte d'une verrière en pavillon prolongée par un toit en terrasse, de manière à éclairer la verrière zénithale de l'atrium (hall des guichets). La toiture vitrée a été supprimée en 1989, ainsi qu'un escalier d'accès extérieur. Un bâtiment rectangulaire moderne abritant le contrôle médical a été construit au nord de la parcelle, jouxtant l'immeuble d'origine. A l'origine, la distribution intérieure du rez-de-chaussée était la suivante vestibule d'entrée donnant sur le hall des guichets, deux bureaux, pour le président de la caisse, ceux des médecins, une salle de consultation, un service comptable et une trésorerie. Sous le hall des guichets, une vaste salle devait recueillir les archives au sous-sol. Le hall des guichets a été converti en crèche avec aire de jeux pour tout-petits la verrière zénithale est opaque. Les menuiseries intérieures et extérieures sont conservées, ainsi que rampe d'escalier et les ferronneries extérieures.

Murs enduit
maçonnerie
Toit ardoise
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit brisé en pavillon
Jardins massif de fleurs
Typologies gouttereau sur rue, pavillon, porche saillant
États conservations restauré
Représentations homme femme
Précision représentations

Sur le bas-relief du fronton, dans un cartouche elliptique, une soeur infirmière tenant un bol donne à boire à un homme alité sur une méridienne. Elle pose une main sur son épaule. Près de lui, une table de chevet avec un livre ouvert. Frises diverses sur la façade glyphes, oves et dards, grecques.

Bel exemple d'architecture néo-baroque. Bâtiment homogène ayant gardé son aspect d'origine avec menuiseries, ferronneries et clôture d'origine, le tout dessiné par Risch.

Statut de la propriété propriété de la commune
(c) Inventaire général - Paillard Elisabeth
Elisabeth Paillard (1966 - )

Chercheur à l'Inventaire Général du Patrimoine culturel, Région Alsace, puis Région Grand Est, site de Strasbourg depuis 2004.


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