Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Parc du château de Neuenburg ; actuellement parc de l'IUFM

Dossier IA68001416 réalisé en 2008

Fiche

  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Château de Neuenburg
    Guebwiller, 3 rue du Quatre-Février
    • Parties constituantes

      • logement
      • fontaine
      • belvédère
Parties constituantes non étudiées logement, fontaine, belvédère
Dénominations parc
Aire d'étude et canton Guebwiller
Adresse Adresse : 3 rue du 4 février
Cadastre : 1826 G 434 à 440 ; 2000 11 89, 151, 297, 317, 331 à 332

Le parc du château de la Neuenburg possède une histoire longue de plusieurs siècles, sans pour autant que toutes ses phases de transformations ne soient vraiment connues. Les premières traces du jardin sont tardives : il s’agit d’un plan de 1758 puis d’un plan de l’an II représentant le château et ses dépendances. L’emprise du jardin à cette période est très importante, les maisons canoniales ayant aussi chacune un jardin. Il s’étend à l’arrière du château dans un style régulier : autour d’un bassin circulaire, des parterres géométriques sont disposés sur toute la longueur du bâtiment et sont entourés d’une grille. Le reste du terrain, au-delà des premières fortifications de la ville, est occupé par des plantations en lignes, sans doute un verger, et par des cultures en parcelles géométriques. Le château est l’habitation des princes-abbés de Murbach depuis le 14e siècle : le jardin possède donc une des caractéristiques des jardins d’abbayes qui est de subvenir aux besoins des religieux. En 1700, l’abbé commendataire, le prince de Löwenstein, fait reconstruire le château suite à des dégradations : il se peut qu’il soit à l’origine de l’organisation du jardin. Au début du 19e siècle, le château est acheté par Pierre Dolfus qui installe une industrie d’indiennes dans les bâtiments. En 1806, il vend les bâtiments à Jacques Christophe de Bary-Merian qui augmente la productivité de la manufacture. Bientôt à l’étroit, de Bary-Mérian cède le château de la Neuenbourg à Daniel Schlumberger. Le château brûle en 1850 : restauré, il ne servira plus que d’habitation jusqu’au milieu du 20e siècle. La famille Schlumberger remanie le jardin dès son acquisition et le transforme en parc paysager. Daniel Schlumberger apporte déjà un soin particulier avec l’aide d’un jardinier, Monsieur Zipfel. Henry Schlumberger agrandit le domaine et fait construire en 1868 un chalet de type alpin. Léon Schlumberger préserve le parc et continue les plantations d’arbres exotiques. Un plan de 1883 nous confirme le style paysager à la fin du 19e siècle. En 1949, le château est acheté par l’Etat qui réalise un centre de formation des maîtres.

Période(s) Principale : 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Zipfel, jardinier, attribué par source
Personnalité : Abbé Löwenstein, prince de, commanditaire
Personnalité : Schlumberger Daniel, habitant célèbre
Personnalité : Schlumberger Henry, habitant célèbre
Personnalité : Schlumberger Léon, habitant célèbre

Le parc du château de la Neuenburg est situé au Sud-Ouest de la ville. Il est longé par trois rues sur les côtés Nord, Sud et Ouest et côtoie, à l’Est, le musée du Florival. Le parc se situe à l’arrière des bâtiments et s’étend à l’Ouest jusqu’à l’ancienne limite du château. Il se caractérise par la présence d’un grand nombre d’arbres exotiques et remarquables. Le mur matérialisant la limite de propriété ne se voit qu’à l’Ouest : ailleurs, les masses arborées dominent et guident le regard. A l’arrière du bâtiment, le bassin en pierre de taille enterré semble être toujours au même emplacement que sur le plan de l’an II, mais il a une forme en quadrilobe. Le système hydraulique n’est plus en état de fonctionnement mais l’ancien jet d’eau a été conservé au centre. Le bassin se trouve au centre de la composition : autour de lui, au premier plan, des arbres ont été plantés en isolés, puis au second plan un couvert plus dense cache un chemin longeant la limite de la propriété. Dans le couvert, ce chemin donne accès à un monticule de terre, sorte de belvédère, équipé de tables et de bancs en pierre et planté d’un ginkgo biloba et d’un chicot du Canada (Gymnocladus dioica). Le chemin continue ensuite sur toute la longueur du parc. A l’Ouest du château, des allées irrégulières sillonnent les pelouses du parc et permettent la découverte d’arbres remarquables ; dans cette partie du parc, le découvert domine. Au Nord, le chalet construit en 1868 est à l’abandon mais dans un bon état général. A son opposé dans le parc, un bosquet monospécifique de cèdres (Cedrus Libani) prend une grande partie de l’espace au Sud. Deux bâtiments modernes ont été construits à la fin du 20e siècle : une école et un gymnase. Les arbres remarquables situés entre ces deux bâtiments ont été conservés : il s’agit de deux séquoias (dont un glaucum) et d’un pin jaune des montagnes Rocheuses (Pinus ponderosa). D’autres arbres sont à signaler : épicéa de l’Himalaya (Picea smithiana), pavier blanc (Aesculus parviflora) ou encore un olivier de Bohême (Elaeagnus angustifolia).

Plans jardin irrégulier
Élévations extérieures jardin de niveau
Jardins arbre isolé, pelouse, bosquet
Typologies parc paysager

Fermé au public

Statut de la propriété propriété d'un établissement public de l'Etat
(c) Inventaire général - Beaudéan Colette