Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2014 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La présentation historique du site donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm, complétée des vues prises au cours de l'enquête par Jérôme Raimbault.

Appellations Le Louvre
Parties constituantes non étudiées cour, garage
Dénominations atelier de fabrication
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Guebwiller
Adresse Commune : Guebwiller
Adresse : 191 rue de la République
Cadastre : 2018 28 50

Implantation originelle

Le nouvel atelier de montage de la Nouvelle Société de Construction ci-devant Nicolas Schlumberger et Cie (NOSOCO) est édifié au sud-ouest de l'usine de construction mécanique (étudiée, IA68009504) et au sud- est du château d’Angreth (étudié, IA00054851) dont la fonction originelle était de veiller, à distance, sur la porte ouest de la ville. Il est implanté sur une vaste parcelle de plan irrégulier, délimitée par la rue de la République, la rue J.-B. Weckerlin et la rue Magenta (actuelle rue Théodore Deck) et occupée par des jardins et quelques constructions éparses au nord, qui font l’objet d’une démolition.

Développement du site

Après les destructions de la Première Guerre mondiale, la Nouvelle Société de Construction ci-devant Nicolas Schlumberger et Cie (NOSOCO) prend la décision de réunir, au sein d’une seule construction, ses ateliers de montage, jusque-là dispersés en différentes parties de son usine de construction mécanique. Pour ce faire, elle fait édifier, en 1920, un nouveau bâtiment en béton armé dont la construction est menée par l’entrepreneur Jean-Baptiste Matter de Colmar (Haut-Rhin). Ce bâtiment est appelé « Le Louvre » vraisemblablement du fait des nombreuses baies qui ajourent les différents niveaux d’ateliers.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la société Nicolas Schlumberger et Cie connaît des années prospères avec un accroissement de la production qui la conduit à agrandir ses ateliers de montage par l’adjonction, en 1962, d’une extension au sud-est. Les travaux sont menés par l’entreprise de construction Gamberoni de Logelbach (Haut-Rhin). Une seconde extension, dans le prolongement de la première, est réalisée en 1967 par le même maître d’ouvrage.

Les ateliers de montage sont utilisés jusque dans les années 1990. Ils servent ensuite de lieu de stockage pour certaines machines. Suite au regroupement des activités de production du groupe NSC sur le site du Moulin (étudié, IA68009508), ils sont totalement désaffectés. Ils font l’objet, au moment de la rédaction de la présente notice en 2018, d’un projet de reconversion visant à y aménager des lofts.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1920, porte la date
1962, daté par source
1967, daté par source
Auteur(s) Auteur : Matter Jean-Baptiste,
Jean-Baptiste Matter

Entrepreneur établi à Colmar (Haut-Rhin) et actif dans la première moitié du 20e siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
entrepreneur, attribution par source
Auteur : Gamberoni, entrepreneur, attribution par source

L’atelier de fabrication, prolongé au sud-ouest par deux extensions successives, adopte un plan en L et affiche une remarquable uniformité en dépit de sa réalisation en trois étapes. Il délimite une vaste cour au sud-est ayant servi de parking au moment de son exploitation. Une seconde cour, au nord-ouest, est bordée de bâtiments annexes et de garages en rez-de-chaussée, élevés en maçonnerie enduite et couverts de toits en appentis avec tôles nervurées en couverture.

Édifié en béton armé et remplissage en maçonnerie enduite, l’atelier de fabrication comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages carrés à l’exception de la travée la plus orientale qui ne compte qu’un étage formant gradin. L’ensemble est coiffé d’un toit en terrasse avec gravillons en couverture. Les élévations sont scandées de baies rectangulaires de grande hauteur avec allèges décorées de tables en ciment. La partie originelle est flanquée, dans son angle sud-est et en retour d’équerre de deux tourelles qui dominent l’ensemble d’un niveau. Elles abritent les cages d’escalier et les monte-charges. La première, de plan rectangulaire et hors-œuvre, accueille en outre des bureaux. Elle est décorée, sur son élévation orientale, d’une table portant en relief la raison sociale de l’entreprise et la date de construction de l’édifice (N.S.C 1920). Une troisième tourelle avec escalier et monte-charge ponctue l’élévation sur cour de la première extension. Elles sont toutes trois ornées d’un bandeau mouluré en ciment en partie haute.

Dans la partie originelle, l’ossature porteuse est faite de poteaux et de poutres de section décroissante au fur et à mesure des niveaux. Pour les deux extensions, ce sont des rangées de poteaux champignons qui soutiennent les dalles à l’exception du dernier niveau où l’on retrouve un système de poteaux-poutres.

Murs béton maçonnerie enduit
Toit béton en couverture, tôle nervurée
Plans plan régulier en L
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couvertures terrasse
appentis
Énergies énergie électrique achetée
États conservations établissement industriel désaffecté
Statut de la propriété propriété d'une société privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Raimbault Jérôme