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Cité d'ingénieurs Le Bel

Dossier IA67008411 réalisé en 1999

Fiche

Á rapprocher de

La reprise du dossier intervient à l’occasion de l’étude du carreau Clemenceau (IA67080378) menée en novembre 2019 par Frank Schwarz dans le contexte du projet de création de la Cité des énergies associant le Musée français du pétrole de Merkwiller-Pechelbronn dont les collections seraient déplacées pour l’occasion et un centre de ressources, de prospective et de réflexion sur les énergies au sens large. Dans le cadre de cette étude ponctuelle, il a été décidé de réexaminer l’ensemble du patrimoine lié à l’extraction pétrolière en Alsace dans la perspective d’une publication sur le sujet.

La campagne de prises de vues complémentaires est assurée par Frédéric Harster et la cartographie du site par Abdessalem Rachedi. Pour l'identification des bâtiments, se reporter ainsi au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196702003NUDA).

Cette reprise du dossier a conduit à préciser l'historique de la cité ouvrière et à en approfondir la description. Des références documentaires ont également été ajoutées.

Genre d'ingénieur
Appellations Cité Le Bel
Parties constituantes non étudiées cour, resserre, buanderie, jardin
Dénominations cité
Aire d'étude et canton Woerth
Adresse Commune : Lampertsloch
Lieu-dit : Pechelbronn
Adresse : 8, 9-10, 11-12, 13-14, 15-16, 17-18 rue de Lobsann
Cadastre : 2018 16 1, 88 à 90, 100 à 103, 105 à 107
Adresse Commune : Kutzenhausen
Lieu-dit : Pechelbronn
Adresse : 23, 24, 26 à 29 rue de Lobsann
Cadastre : ; 2018 12 3, 213, 214 ; 2019 27 310, 366
Précisions

Après la Première Guerre mondiale, la Société Anonyme d'Exploitations Minières (S.A.E.M.) exploite le gisement de pétrole de Pechelbronn. En 1921, l'État lui amodie l'ensemble des concessions et des installations présentes sur le site. Pour loger les cadres nécessaires au développement de son activité, la S.A.E.M. entreprend la construction d'une cité d'ingénieurs, peu après avoir élevé une cité d'ouvriers et d'employés à Merkwiller, la cité Boussingault (étudiée, IA00118945). Les plans sont dressés par le service Constructions de l'entreprise dirigé par l'architecte Édouard Kettner (1877-1956). L'ensemble compte alors une maison pour le directeur technique (A) érigée en 1922 et cinq maisons jumelles (B à F) de deux logements chacune, construites à la suite et occupées à partir de 1925. Trois autres constructions doubles, sises sur le ban de Kutzenhausen, complètent la cité. L'une (G), au sud-est de l'emprise, a vraisemblablement été bâtie dans la seconde moitié des années 1920. La suivante (H) date du début des années 1930 et la dernière (I), au nord de l'emprise, est construite peu avant la Seconde Guerre mondiale.

En 1970, à la fin de l'exploitation pétrolière, les différents logements composant la cité Le Bel sont vendus au personnel de l'entreprise ou à des tiers.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1922, daté par source
1925, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Kettner Édouard,
Édouard Kettner (1877 - 1956)

Architecte originaire de Schiltigheim (Bas-Rhin). Il collabore avec l'architecte Eugène Haug (1864-1936) à Strasbourg. Au début des années 1920, il dirige de service Constructions de la Société Anonyme d'Exploitations Minières (S.A.E.M.) de Pechelbronn.


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architecte, attribution par travaux historiques

La cité comprend la maison du directeur technique (A), et huit maisons jumelles qui se répartissent de part et d'autre de la rue de Lobsann sur les bans de Lampertsloch et de Kutzenhausen. Pour l'identification des bâtiments, se reporter au plan de situation de la cité figurant dans les illustrations (IVR42_20196702003NUDA).

La maison du directeur technique (A), de plan irrégulier, comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans avec croupes, demi-croupe et tuiles en écaille. Elle est construite en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès. Cantonnée de chaînes d'angle régulières en grès et ornée d'un bandeau d'étage, elle est ajourée de baies rectangulaires encadrées de grès avec linteaux sommés d'un petit bandeau au rez-de-chaussée et linteaux délardés avec clés saillantes à l'étage. L'élévation antérieure est flanquée d'une véranda en pan de bois et maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès. La maison est implantée au cœur d'une parcelle d'une superficie d'environ 50 ares qui conserve un terril à l'arrière, une gloriette octogonale en bois, une dépendance en pan de bois et maçonnerie enduite et un cèdre de grande taille.

Les maisons jumelles, de plan rectangulaire et en maçonnerie enduite, avec sous-sol, rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit à longs pans avec croupes et tuiles en écaille, sont très semblables pour quatre d'entre elles (B, C, D et E). Elles se signalent par des balcons à l'étage en encorbellement ou sur poteaux avec garde-corps en pan-de-bois et maçonnerie enduite et par des bandeaux de niveau en grès. Les linteaux des baies du rez-de-chaussée sont sommés d'un petit bandeau. Elles offrent cependant des variantes : porches au rez-de-chaussée sur le mur-gouttereau ou entrées latérales, grande lucarne à croupe couronnant le mur-gouttereau sur rue pour l'une d'entre elles (D). La cinquième et dernière maison (F) de cette première phase de construction se différencie par ses murs sous croupes animés d’avant-corps en légère saillie abritant les cages d'escaliers, les gardes-corps à balustres découpés de ses balcons et l'absence d'éléments décoratifs.

La maison au sud-est de l'emprise (G) présente une élévation antérieure animée d'un avant-corps médian en légère saillie percé de baies jumelées et couronné d'une lucarne à demi-croupe. L'élévation postérieure est ponctuée de deux avant-corps latéraux en rez-de-chaussée. Les portes d'entrée, aménagées sur les murs sous croupes sont protégées par des auvents. Les baies du rez-de-chaussée présentent des linteaux sommés de petits bandeaux. Deux bandeaux en grès marquent les niveaux de l'édifice. La maison contiguë (H), au nord, diffère par le matériau des encadrements de baies et du bandeau de niveau exécutés en ciment. La dernière maison jumelle (I), à l'extrême nord de l'emprise, présente une élévation antérieure à ressauts où sont aménagées les deux entrées. De facture plus sobre, elle est ajourée de baies rectangulaires avec encadrements en ciment.

Chacune des huit maisons jumelles dispose d'un jardin privatif et d'une petite dépendance de plan rectangulaire ou carré en pan de bois et maçonnerie enduite, à deux entrées, abritant une resserre, une buanderie et un petit grenier.

Murs maçonnerie enduit
grès
bois pan de bois
Toit tuile en écaille
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans croupe
demi-croupe
Typologies encorbellement
Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Références documentaires

Périodiques
  • WALTER, Dany, WEICK, Charles. Petite histoire de la Cité Le Bel à Pechelbronn. L'Outre-Forêt. Revue du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de l'Alsace du Nord, II-2009, 146, p. 36-40.

  • WEICK, Charles. Quelques aspects sociaux de Pechelbronn. L'Outre-Forêt. Revue du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de l'Alsace du Nord, 1988, 61, p. 59-65.

(c) Inventaire général - Scheurer Marie-Philippe - Raimbault Jérôme
Jérôme Raimbault

Chercheur au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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