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Cité ouvrière dite Cité Bourcart

Dossier IA68009515 réalisé en 2014

Fiche

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2014 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La présentation de l'historique de la cité ouvrière donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm complétée des vues prises au cours de l'enquête par Jérôme Raimbault.

Appellations Cité Bourcart
Parties constituantes non étudiées place, logement d'ouvriers
Dénominations cité ouvrière
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Guebwiller
Adresse Commune : Guebwiller
Lieu-dit : Adresse : 1 à 9 Cité-Bourcart
Cadastre : 2018 15 50, 51, 61, 91, 93 à 95

Implantation originelle

La Cité Bourcart est implantée à la porte d’entrée ouest de la ville de Guebwiller, au lieu-dit Angreth, sur une zone de prés dans le prolongement est de la filature Bourcart (étudiée, IA68009508) et à l’arrière des premières maisons ouvrières édifiées en 1853 par Jean-Jacques Bourcart et ses fils au sein de la Cité Florival (étudiée, IA68009518). Cette parcelle enclavée était en effet bordée à l’ouest par l’atelier de filature dit de l’Ermitage édifié en 1863 et aujourd’hui disparu. A l’est se déploie une vaste emprise industrielle sur laquelle les établissements Nicolas Schlumberger (étudiés, IA68009504) font ériger, en 1929, une nouvelle fonderie.

Au sud, de l’autre côté de la rue de la République, s’étend le domaine du Bois Fleuri (étudié, IA68009523) où Charles Bourcart a établi, à partir de 1861, sa résidence agrémentée d’un vaste parc. Enfin, le cours de la Lauch marque la limite septentrionale de l’emprise.

Développement du site

En 1925, la société Filatures et Tissages Bourcart souhaite procéder à la construction d’une nouvelle cité ouvrière pour loger les ouvriers occupés dans ses établissements de Guebwiller. Elle s’adresse aux architectes strasbourgeois Charles-Edouard Mewes (1889-1968) et Émile Widmann qui livrent les plans de neuf immeubles, de conception strictement identique et comportant chacun quatre logements. La construction débute en 1925. Les travaux de gros-œuvre sont confiés à l’entreprise de construction A. Sautier de Guebwiller. Pour desservir la cité ouvrière, on réalise un réseau de voirie relié à la rue de la République et à la rue d’Angreth.

La société Filatures et Tissages Bourcart reste propriétaire des 36 logements créés et les met en location auprès de son personnel jusqu’au début des années 1960 où, confrontée à de graves difficultés, elle cède les trois immeubles implantés sur la partie nord-est de l’emprise à l’entreprise N. Schlumberger et Cie. L’ensemble est aujourd’hui bien conservé dans son parti d’origine.

Période(s) Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1925, daté par source
Auteur(s) Auteur : Mewes Charles Édouard
Auteur : Widmann Emile
Auteur : Sautier Adolphe, entrepreneur, attribution par source

La Cité Bourcart se compose de neuf immeubles à logements ouvriers avec entrées collectives disposés de manière irrégulière autour d’une place rectangulaire, à la manière d’un petit village.

Les neuf constructions sont identiques et comportent chacune quatre logements. De plan rectangulaire irrégulier, elles se composent d’un sous-sol, d’un rez-de-chaussée surélevé, d’un étage carré et d’un comble à surcroît sous un toit à longs pans avec grandes croupes et tuiles en écaille. Édifiées en maçonnerie enduite, elles présentent une élévation antérieure à sept travées d’ouvertures avec un avant-corps en légère saillie en partie médiane. La porte d’entrée axiale est protégée par un auvent reposant sur des aisseliers en bois découpé et couvert de tuiles en écaille. L’élévation postérieure compte sept travées d’ouvertures. Les baies disposent de linteaux et d’appuis saillants en béton moulé. Le sous-sol était composé, à l’origine, d’une buanderie et d’une salle de bains commune, accessibles par un escalier extérieur aménagé sur l’élévation antérieure. Il comportait également quatre caves privatives desservies par l’escalier intérieur. Les logements comportaient chacun une cuisine, trois chambres et un WC.

Murs maçonnerie enduit
Toit tuile en écaille
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
Statut de la propriété propriété d'une société privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme