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Cité ouvrière dite Cité Hartmann

Dossier IA68009537 réalisé en 2018

Fiche

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2018 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La présentation de l'historique de la cité ouvrière donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm.

Appellations Cité Hartmann
Parties constituantes non étudiées logement d'ouvriers, jardin
Dénominations cité ouvrière
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Soultz-Haut-Rhin
Adresse Commune : Issenheim
Adresse : 2 à 24 rue des Tilleuls , 1 à 23 rue Édouard-Hartmann
Cadastre : 2018 20 95 à 105, 108 à 118, 199, 201 à 203

Implantation originelle

La Cité Hartmann est établie au lieu-dit An der Lang gass, à l’ouest et à distance du centre historique du village d’Issenheim, dans un environnement vierge de toute construction. Organiquement reliée au tissage Hartmann fondé en 1867 et implanté au nord-ouest (étudié, IA68009541), elle en est toutefois relativement éloignée. De vastes parcelles de prés de fauche et de pâture et le cours de la rivière Lauch les séparent. La Cité Hartmann est construite sur des terres de culture bordées au nord par la Petite route de communication de Guebwiller à Issenheim, actuelle rue de Guebwiller, et au sud par l’ancienne route royale n° 101, actuelle route de Soultz. Sa construction nécessite le percement de deux voies de desserte privées reliant ces deux axes, les rues des Tilleuls et Édouard-Hartmann.

Développement du site

Vers 1880, la firme Jacques Hartmann décide la construction d’une cité ouvrière comportant 12 pavillons pour loger la main d’œuvre nécessaire au fonctionnement de son tissage. Lorsque l’Union Textile se porte acquéreur des établissements Hartmann en 1920, la cité ouvrière passe entre ses mains. L’Union Textile, puis les Filatures du Florival nées de la restructuration de cette dernière, en conservent la propriété jusqu’à la fin des années 1970. A ce moment, les différents logements qui la composent sont cédés à des particuliers.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source

La Cité Hartmann comporte 12 maisons ouvrières de plan initialement carré, à deux logements chacune, qui se déploient le long des rues des Tilleuls et Édouard-Hartmann, selon un plan en damier. Elles sont toutes édifiées en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès à gros joints et se composent d’un rez-de-chaussée et d’un comble à surcroît coiffé d’un toit à longs pans avec tuiles mécaniques. L’élévation sur rue est ajourée de deux travées de baies rectangulaires, une par logement, encadrées de grès. Les murs-pignons sont percés de la porte d’entrée et de deux baies qui ajourent l’étage de comble. Chaque logement comporte originellement une cuisine et un séjour au rez-de-chaussée ainsi que deux chambres dans les combles. De nombreuses adjonctions flanquent désormais les élévations latérales. Chaque logement dispose en outre d’une parcelle de jardin privatif à l’arrière.

Murs grès maçonnerie enduit
Toit tuile mécanique
Plans plan carré régulier
Étages rez-de-chaussée, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme