Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Cité ouvrière Kiener

Dossier IA68003774 réalisé en 1994

Fiche

La mise à jour du dossier intervient dans le cadre d'une opération ponctuelle menée par Frank Schwarz en juin 2017 et liée à une recherche portant sur la thématique des isolats industriels. Elle s'inscrit en outre dans une enquête thématique visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La nouvelle synthèse ci-dessous donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

Les compléments d’information portent sur l’historique et la description de la cité ouvrière. Ils ont également conduits à préciser le titre courant du dossier. Enfin, la mise à jour a donné lieu à une campagne de prises de vue complémentaire assurée par Christophe Hamm.

Historique

Implantation originelle

La cité ouvrière créée par Jean Kiener (1794-1875) est implantée au sud de la forge doublée d’une usine textile qu’il exploite aux confins occidentaux du ban communal de Wintzenheim, au lieu-dit Eilftagen, au sud-est du village de Walbach. Elle se déploie sur des prés de fauche et de pâture au sud de la route départementale n° 12 de Colmar à Munster et au nord de la voie ferrée qui relie les mêmes localités à compter de 1868.

Développement du site

En 1854, Jean Kiener, manufacturier à Gunsbach (Haut-Rhin), se porte acquéreur de la forge fondée par Jean Bicking au lieu-dit Eilftagen et y installe un important établissement textile (étudié, IA68003772). La construction des premiers logements ouvriers (M) semble contemporaine de la mise en route, en 1856, de ses ateliers de tissage. Leur présence est en tout cas attestée par un plan levé en 1858. Une seconde phase de travaux, au troisième quart du 19e siècle, voit la construction de quatre bâtiments (N) d’habitation ainsi que d’une auberge (O) pour ouvriers, dans le prolongement ouest du bâtiment initial. Une dernière construction (P), de style néo-régionaliste, est édifiée dans le premier quart du 20e siècle, au sud-est de l’emprise, à proximité de la voie ferrée. Les différents logements qui composent cette cité ouvrière semblent avoir été vendus à leurs occupants au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le lavoir collectif qui équipait la cité ouvrière a disparu.

Description

La cité ouvrière se compose d’un premier bâtiment (M), au nord-est de l’emprise, avec entrée collective, puis de quatre bâtiments (N) avec entrées individuelles, disposés selon un plan en damier et édifiés dans le prolongement ouest du premier, d’une auberge (O) qui ferme le site à l’ouest et d’une construction (P), plus tardive, implantée au sud-est de cet ensemble. La cité comprend en outre des parcelles de jardins individuels pour chacun des 42 logements qui la composent, rejetés à l’arrière des immeubles. Pour l'identification des bâtiments, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20186801000NUDA).

Le premier bâtiment (M), au n° 1 de la rue, correspond à l’implantation initiale. Adoptant un plan rectangulaire et édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès, il comporte une entrée collective qui dessert quatre logements au rez-de-chaussée et quatre à l’étage. Chaque logement compte quatre travées d’ouvertures et, à chacun des deux niveaux, deux logements donnent à l’avant et deux à l’arrière. L’immeuble, couvert d’un toit à longs pans et tuiles mécaniques, comporte un sous-sol. Il est percé de baies rectangulaires avec encadrements en grès.

Les quatre bâtiments implantés à l’ouest du site (N) sont de conception identique. Ils sont constitués chacun de six ou de huit logements juxtaposés et placés dos à dos, occupant chacun deux travées d’ouvertures sur deux niveaux et disposant d’une entrée individuelle. Ces immeubles sont édifiés en maçonnerie enduite et comportent chacun un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Les baies sont rectangulaires avec encadrements en grès.

L’auberge (O), en bordure ouest de la cité, est de plan rectangulaire. Édifiée en maçonnerie enduite et pan-de-bois pour le pignon, elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Elle est flanquée au sud d’une extension moderne.

Le dernier bâtiment (P), orienté perpendiculairement aux immeubles sur rue et implanté au sud-est de la cité, est de plan rectangulaire. Il comporte quatre logements juxtaposés qui se déploient dans toute la profondeur de l’édifice. Chaque logement occupe deux travées d’ouvertures sur deux niveaux et dispose d’une entrée individuelle. Édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de granit à gros joints, le bâtiment comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît sous un toit à longs pans avec demi-croupes et tuiles mécaniques. L’élévation antérieure est animée d’un grand fronton-pignon axial ajouré d’un oculus.

Appellations Kiener
Parties constituantes non étudiées jardin, auberge
Dénominations cité ouvrière
Aire d'étude et canton Wintzenheim
Adresse Commune : Wintzenheim
Lieu-dit : La Forge
Adresse : 1 à 53 rue Principale , 2, 4 rue de la Gare
Cadastre : 1985 77

Cité ouvrière construite par l'industriel de la forge pour ses ouvriers dans la 2e moitié du 19e siècle.

Complément de l'enquête menée en 2017 :

En 1856, le manufacturier Jean Kiener met en route un atelier de tissage sur le site de La Forge. La construction des premiers logements ouvriers sur place semble contemporaine. Une seconde phase de travaux, au troisième quart du 19e siècle, voit la construction de quatre bâtiments d’habitation ainsi que d’une auberge pour ouvriers. Une dernière construction est édifiée dans le premier quart du 20e siècle.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Kiener Jean, auteur commanditaire, attribution par source

Groupe de 5 bâtiments divisés chacune en plusieurs logements d'ouvriers (dans la largeur et dans la profondeur du bâtiment).

Complément de l'enquête menée en 2017 :

La cité ouvrière se compose de constructions correspondant à trois phases de travaux. Le premier bâtiment, édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès, comporte une entrée collective qui dessert quatre logements au rez-de-chaussée et quatre à l’étage. Chaque logement compte quatre travées d’ouvertures et, à chacun des deux niveaux, deux logements donnent à l’avant et deux à l’arrière. L’immeuble, couvert d’un toit à longs pans et tuiles mécaniques, comporte un sous-sol.

Les quatre bâtiments implantés à l’ouest du site sont de conception identique. Ils sont constitués chacun de six ou de huit logements juxtaposés et placés dos à dos, occupant chacun deux travées d’ouvertures sur deux niveaux et disposant d’une entrée individuelle. Ces immeubles sont édifiés en maçonnerie enduite et comportent chacun un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques.

Le dernier bâtiment comporte quatre logements juxtaposés qui se déploient dans toute la profondeur de l’édifice. Chaque logement occupe deux travées d’ouvertures sur deux niveaux et dispose d’une entrée individuelle. Édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de granit à gros joints, le bâtiment comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît sous un toit à longs pans avec demi-croupes et tuiles mécaniques.

La cité ouvrière est complétée par une auberge, à l'ouest de la cité. Édifiée en maçonnerie enduite et pan-de-bois pour le pignon, elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques.

Murs maçonnerie enduit
grès
granite
pan de bois
Toit tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans demi-croupe
(c) Inventaire général - Scheurer Marie-Philippe - Eller Olivia - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.