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Corderie Meyer-Sansboeuf, puis Fabrique Alsacienne de Cordes et Ficelles - Maison Meyer-Sansboeuf, puis Meyer-Sansboeuf Groupe Meister, puis corderie Meyer-Sansboeuf

Dossier IA68009514 réalisé en 2014

Fiche

  • Vue aérienne de l'usine, depuis le nord.
    Vue aérienne de l'usine, depuis le nord.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • maison
    • atelier de fabrication
    • magasin industriel
    • transformateur
    • cour
    • hangar industriel
    • atelier de conditionnement
    • chaufferie

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2014 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La synthèse ci-dessous, qui précise l'historique de l'usine et sa description, donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues aériennes est assurée par Christophe Hamm, complétée des vues prises au cours de l'enquête par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz. La cartographie du site est réalisée par Abdessalem Rachedi.

HISTORIQUE

Implantation originelle

La corderie Meyer-Sansboeuf est établie au nord-ouest de la ville de Guebwiller, au-delà des anciens remparts de la cité. Cet établissement est édifié sur des terrains constitués de vergers, de prés de fauche et de pâtures, à l’ouest d’un faubourg industriel qui s’organise autour de l’ancien château d’Angreth dont la raison d’être était de veiller, à distance, sur la porte ouest de la ville de Guebwiller. Au nord-est de la corderie, s’alignent ainsi les logements ouvriers de la Cité Florival édifiés entre 1853 et 1865 par la famille Bourcart et la Société des cités ouvrières de Guebwiller (étudiée, IA6809518). Au-delà se déploie la vaste enceinte manufacturière des Ets Nicolas Schlumberger et Compagnie (étudiée, IA6809504). En amont, à l’ouest du chemin vicinal reliant Lautenbach à Guebwiller, s’étend le domaine patronal du Bois Fleuri (étudié, IA6809523) acquis en 1859 par Charles Bourcart qui y fait bâtir sa résidence à proximité de la filature exploitée par la famille Bourcart à compter de 1853 (étudiée, IA6809508). Enfin, en aval, se dresse le nouveau tissage élevé en 1868 par la même dynastie d’industriels (étudié, IA6809510).

Le terrain sur lequel est édifié la corderie Meyer-Sansboeuf est desservi par la rue Magenta (actuelle rue Théodore-Deck), segment viaire aménagé vraisemblablement à la fin des années 1860 pour permettre la desserte du nouveau tissage Bourcart et qui relie alors la rue dite Hirschengasse au chemin vicinal menant de Lautenbach à Guebwiller.

Développement du site

En 1881, Martin Meyer (1861-1938) et Louise Sansboeuf (1841-1925) fondent la Maison Meyer-Sansboeuf, établissement spécialisé dans la production de cordes. Peu de temps après, ils acquièrent des métiers à tresser anglais pour fabriquer des cordes à broches en coton. L’établissement se présente alors sous la forme d’ateliers (B) adoptant un plan en U et délimitant une cour d’usine fermée au nord par une maison d’habitation (A). Le site compte également un atelier tout en longueur pour les pièces de 130 m de long qui prolonge l’usine à l’ouest ainsi qu’une maison d’industriel (C), édifiée au sud des bâtiments de production. En 1908, l’aile sud des ateliers (B) est remaniée pour l’aménagement d’un logement prolongé d’un garage. En 1912, Albert Meyer prend la direction de l’entreprise familiale et y ajoute les sections ficellerie et tressage. Pour ce faire, il fait édifier de nouveaux ateliers (D) au sud-ouest des constructions existantes sous la forme de deux travées de longs pans accolées. En 1914, l’architecte mulhousien Henri Eisebraun livre les plans d’une seconde villa édifiée au sud-ouest de l’habitation patronale initiale.

Durant la Première Guerre mondiale, l’usine est touchée par un bombardement en janvier 1916. Elle sert par ailleurs de casernement, ce qui entraîne la dépose et le déménagement des machines en Allemagne, à Emmendingen. En 1920, un nouvel atelier de plan rectangulaire et ponctué de murs pare-feu avec pignons à redents (E1) est édifié au sud de l’atelier de ficellerie et de tressage. A cette période, l’entreprise est connue sous le nom de Fabrique Alsacienne de Cordes et Ficelles - Maison Meyer-Sansboeuf. En 1924, la maison d’habitation (A) qui ferme la cour d’usine au nord, est étendue vers le sud. L’année suivante, des ateliers en rez-de-chaussée (F) coiffés de lanterneaux viennent flanquer l’atelier de ficellerie et tressage à l’ouest et au sud. Dans le même temps, l’atelier avec murs pare-feu couronnés de pignons à redents (E1) est prolongé vers l’ouest (E2).

En 1935, un nouvel atelier à longs pans sommé d’un lanterneau (G) est édifié au sud-ouest des constructions existantes et en 1937 un atelier à un étage carré avec couverture en terrasse (H) voit le jour au nord-est du site. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise est mise sous séquestre allemand. Albert Meyer se replie à Lyon-Lozanne où il crée un petit atelier de corderie. En 1943, il est arrêté par la Gestapo et déporté jusqu’en 1945. A la Libération, l’usine est remise en activité sous la direction de Paul Meyer. L’entreprise est constituée en Sàrl en 1947 et compte, outre son activité de corderie, une unité de ficellerie, de filterie, de tressage et de tissage de sangles. Proposant plus de 3000 références, elle figure au quatrième rang des ficelleries et corderies de France. En 1952, l’atelier qui marque l’angle nord-est du site (H) est prolongé à l’ouest par une extension réalisée sous la conduite de l’architecte mulhousien Paul Claudel. L’effectif s’élève alors à près de 200 ouvriers dont les trois quarts de femmes.

En 1959, le magasin industriel implanté entre les deux villas et couvert de tôle ondulée est remplacé par une construction en béton armé comptant deux étages carrés (O). Les plans en sont également livrés par l’architecte Paul Claudel. Le développement de l’activité nécessite la construction de nouvelles surfaces de production : au sud-ouest de l’emprise usinière on construit, à partir de 1961, un atelier en rez-de-chaussée couvert de sheds (M). Il est étendu à trois reprises jusqu’en 1972. En 1964, Paul Claudel dresse les plans du magasin industriel (L) qui ferme le site au sud.

En 1967, l’entreprise est constituée en Société Anonyme et une nouvelle chaufferie (J) est bâtie en 1971 dans le prolongement occidental de l’atelier de conditionnement (I). En 1974, l’usine est la proie d’un violent incendie. Vers la fin des années 1970, la seconde villa édifiée en 1914 est démolie pour permettre l’extension de l’atelier à sheds qui occupe la partie sud-ouest de l’usine (N). Durant les années 1980, l’effectif s’élève à 150 personnes.

En novembre 1989, l’entreprise est cependant contrainte de déposer son bilan. En avril 1990, elle est rachetée par le groupe suisse Meister dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire. Est alors constituée la Société Anonyme Meyer-Sansboeuf Groupe Meister. Au courant des années 1990, l’usine occupe une soixantaine de salariés. En 2006, l’établissement est contraint à un nouveau dépôt de bilan qui conduit à l’entrée au capital, en 2007, de nouveaux dirigeants qui exploitent l’usine sous la raison sociale Corderie Meyer-Sansboeuf. L’entrepôt industriel qui ferme le site sur son versant nord est démoli au courant de l’année 2001. Employant 48 salariés en 2014, l’usine travaille à 42 % pour l’industrie agroalimentaire (ficelles pour rôtis, saucissons, etc.), à 16 % pour la grande distribution (ficelle de ménage), à 12 % pour le nautisme et à 30 % pour l’industrie (ficelles, cordes et tresses techniques).

Sources d’énergie

Au moment de sa création, la corderie Meyer-Sansboeuf est dotée d’une machine à vapeur. Par la suite, elle recourt à l’énergie électrique.

DESCRIPTION

La corderie Meyer-Sansboeuf occupe une emprise de 1,56 ha et associe des bâtiments composites édifiés selon un axe nord-est/sud-ouest fruit de campagnes de construction successives qui répondent au besoin de surfaces lié au développement de l’activité. Les bâtiments originels conservés bien que remaniés, se concentrent sur la partie orientale du site : l’ancienne maison d’habitation transformée en bureaux (A), les ailes sud et ouest des ateliers initiaux (B) et la maison patronale primitive (C). Vers le sud-ouest s’échelonnent divers ateliers de fabrication, de conditionnement et un magasin industriel correspondant aux phases successives de croissance de l’usine (D, E1, E2, F, G, H, I, K, L). La partie sud du site est occupée par l’unité de corderie avec deux ateliers à sheds (M, N) flanqués de deux transformateurs électriques (P) et d’un magasin industriel (O). La partie nord de l’emprise usinière est constituée d’une vaste zone de stockage et de stationnement occupée uniquement par un hangar industriel (Q). Pour l'identification des bâtiments, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20186801021NUDA).

Les bâtiments originels

L’ancienne maison d’habitation transformée en bureaux (A) est de plan rectangulaire et comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans couvert de tuiles mécaniques. Les élévations sont essentées de plaques en ciment amiante et percées de baies rectangulaires avec encadrements en bois. Le bâtiment est flanqué d’adjonctions sur son élévation sud-ouest.

L’aile sud des ateliers initiaux (B) présente un mur-pignon sur rue fortement remanié et percé de grandes baies rectangulaires avec appuis saillants en ciment. La section sur rue, de plan rectangulaire, a vraisemblablement été reconstruite au moment de sa transformation en logement et garages. Elle compte un rez-de-chaussée et un comble à surcroît couronné d’un toit à longs pans avec tuiles mécaniques et grande lucarne à croupe au nord. Édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en moellons de grès assisés, ce corps de bâtiment est ajouré de baies en arc segmentaire en briques. La section sur cour et l’aile ouest des ateliers originels adoptent un plan en L. Composées d’un rez-de-chaussée et d’un étage carré sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques, elles sont bâties en maçonnerie enduite sur un soubassement en moellons de grès assisés.

La maison d’industriel (C) occupe l’angle sud-est de l’emprise manufacturière et était autrefois bordée d’un parc dont il ne subsiste aujourd’hui qu’une gloriette en bois découpé couverte d’un toit en pavillon avec bardeaux. Un mur de clôture en moellons de grès ferme la parcelle à l’est. Il est percé d’un portail en fer forgé orné, sur chacun des deux vantaux, des initiales MS entrelacées pour Meyer-Sansboeuf. Edifiée en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès rose, la maison comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît sous un toit à longs pans avec croupes et tuiles mécaniques. L’élévation antérieure présente un avant-corps qui porte une logette en bois sculpté sur consoles en bois découpé. Elle accueille aussi, dans son angle nord, une véranda en métal et verre. La porte d’entrée, à deux vantaux en chêne, est ajourée de vitraux d’inspiration Art Nouveau. Les élévations sont ornées d’un bandeau d’étage, d’un bandeau de niveau, de chaînes d’angle régulières dans le registre inférieur et d’encadrements rectangulaires avec clés, corniches et appuis saillants en grès.

Les ateliers de fabrication et le magasin industriel au sud-ouest du site

La partie sud-ouest du site est occupée par divers ateliers de fabrication correspondant aux phases de croissance successives de l’usine. L’atelier qui accueille l’unité de ficellerie et de tressage (D) est de plan rectangulaire avec un rez-de-chaussée et un étage carré sous deux travées de longs pans accolés et couverts de tuiles mécaniques. Édifié en maçonnerie enduite, il est flanqué à l’ouest et au sud d’ateliers en rez-de-chaussée (F) avec charpente en bois apparente et toit à longs pans avec tuiles mécaniques et lanterneaux vitrés. Cet espace accueille aujourd’hui l’activité de pelotonnage.

Le grand atelier de plan rectangulaire en maçonnerie enduite (E1) qui flanque cet ensemble au sud, comporte un étage carré sous un grand toit à longs pans et tuiles mécaniques ponctué de murs coupe-feu couronnés de pignons à redents. Il est prolongé à l’ouest par une extension plus tardive (E2) couverte d’un toit à longs pans et tôles ondulées en ciment amiante. Au nord de cette extension et au cœur de cet ensemble de constructions successives, se dresse l’atelier de polissage de la ficelle (G). De plan rectangulaire et édifié en maçonnerie enduite, il se déploie en rez-de-chaussée couvert d’une charpente métallique apparente dessinant une grande nef centrale et deux bas-côtés. Couronné d’un toit à longs pans avec tôles ondulées en ciment amiante, lanterneaux et cheminées d’extraction, cet atelier est ajouré de baies rectangulaires à châssis métalliques et appuis saillants en ciment.

Le bâtiment qui occupe l’angle nord-est du site (H) abrite l’unité d’emballage au rez-de-chaussée et des bureaux à l’étage. Édifié en béton armé, il est couvert d’une terrasse en béton percée de petits lanterneaux rectangulaires. Il est ajouré, au nord et à l’est, de baies rectangulaires avec appuis saillants en pierre artificielle. L’élévation sur rue est couronnée d’un acrotère. Le soutènement intérieur est assuré par des sous-poutres métalliques profilées en I que supportent des rangées de poteaux métalliques faits de trois profilés en U assemblés au moyen de platines boulonnées. Ce bâtiment est prolongé à l’ouest par l’atelier de conditionnement (I) et la chaufferie (J). L’atelier de conditionnement (I) adopte un plan rectangulaire. Comportant un rez-de-chaussée et un étage carré réalisés en béton armé, il est couvert d’une terrasse en béton et présente une élévation nord-ouest à 30 travées d’ouvertures rectangulaires. La chaufferie (J), de même facture, est ajourée de grandes baies rectangulaires qui occupent l’ensemble de la façade nord-ouest.

L’atelier qui ferme le site au sud-ouest abrite l’unité d’assemblage et de retordage (K). Construit en maçonnerie enduite sous un toit à longs pans supporté par une charpente métallique apparente et couvert de tôles ondulées en ciment amiante, il se déploie en rez-de-chaussée. Il est ajouré au nord-ouest par de larges baies rectangulaires. Ce bâtiment est flanqué, au sud, d’un magasin industriel (L) en rez-de-chaussée sous un toit en appentis avec béton en couverture. Bâti en béton armé, il est ajouré, au nord et à l’ouest, de baies filantes en partie haute.

Les ateliers de corderie et le magasin industriel au sud du site

L’angle sud-ouest de l’emprise usinière est occupé par l’atelier de retordage des cordes (M). De plan rectangulaire irrégulier, il se compose de quatre travées de sheds en rez-de-chaussée, vitrées au nord et couvertes de tôles ondulées en ciment amiante. Construit en maçonnerie enduite, il est ajouré de baies rectangulaires à châssis métalliques. Le soutènement intérieur est assuré par des rangées de poteaux faits de profilés métalliques en U et par une charpente métallique apparente. Le bâtiment est bordé, à ses angles nord-ouest et sud-est, d’un transformateur électrique (P).

L’atelier de finissage et de tressage (N) qui flanque le retordage au nord-est, prolonge les quatre travées de sheds selon la même mise en œuvre. Bâti en maçonnerie enduite, il est ajouré de baies rectangulaires à châssis métalliques.

Le magasin industriel (O) est de plan rectangulaire et comporte un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés sous un toit à longs avec croupes et tôles ondulées en ciment amiante. Il est édifié selon un système de poteaux-poutres en béton armé avec remplissage en maçonnerie enduite. Les murs-gouttereaux sont ajourés de baies rectangulaires avec appuis saillants en ciment.

La partie nord du site

La partie nord du site est constituée d’une vaste zone de stockage et de stationnement autrefois occupée par un long entrepôt industriel aujourd’hui démoli. Ne subsiste sur cette emprise qu’un hangar industriel (Q) essentiellement en pan de fer et essentage de tôles nervurées sous un toit à longs pans avec tôles ondulées en ciment amiante.

Appellations Meyer-Sansboeuf , Fabrique Alsacienne de Cordes et Ficelles - Maison Meyer-Sansboeuf , Meyer-Sansboeuf Groupe Meister
Parties constituantes non étudiées maison, atelier de fabrication, magasin industriel, transformateur, cour, hangar industriel, atelier de conditionnement, chaufferie
Dénominations corderie
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Guebwiller
Adresse Commune : Guebwiller
Adresse : 161 rue Théodore-Deck
Cadastre : 2018 15 20, 22, 23, 117, 118

La corderie Meyer-Sansboeuf est fondée en 1881 par Martin Meyer (1861-1938) et Louise Sansboeuf (1841-1925). En 1912, on y ajoute des unités de ficellerie et de tressage. De nouveaux ateliers sont édifiés à cet effet. En 1914, l’architecte mulhousien Henri Eisebraun livre les plans d’une villa édifiée sur le site (disparue).

En 1920, un nouvel atelier est bâti au sud de l’atelier de ficellerie et de tressage. En 1925, des ateliers en rez-de-chaussée viennent flanquer l’atelier de ficellerie et tressage à l’ouest et au sud. En 1935, un nouvel atelier à longs pans est édifié au sud-ouest des constructions existantes et en 1937 un atelier à un étage carré voit le jour au nord-est du site.

En 1952, l’atelier qui marque l’angle nord-est du site est prolongé à l’ouest par une extension réalisée sous la conduite de l’architecte mulhousien Paul Claudel. En 1959, le magasin industriel implanté entre les deux villas et couvert de tôle ondulée est remplacé par une construction en béton armé. Les plans en sont également livrés par l’architecte Paul Claudel. Le développement de l’activité nécessite la construction de nouvelles surfaces de production : au sud-ouest de l’emprise usinière on construit, à partir de 1961, un atelier en rez-de-chaussée couvert de sheds. Il est étendu à trois reprises jusqu’en 1972. En 1964, Paul Claudel dresse les plans du magasin industriel qui ferme le site au sud.

L'usine est équipée d'une nouvelle chaufferie en 1971. En dépit de deux dépôts de bilan, l'entreprise est toujours en activité au moment de l'enquête.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle , daté par source
Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
Dates 1881, daté par source
1912, daté par source
1914, daté par source
1920, daté par source
1925, daté par source
1935, daté par source
1937, daté par source
1952, daté par source
1959, daté par source
1961, daté par source
1964, daté par source
1971, daté par source
Auteur(s) Auteur : Eisebraun
Auteur : Meyer Martin,
Martin Meyer (1861 - 1938)

Fondateur en 1881, avec son épouse Louise Sansboeuf, de la corderie Meyer-Sansboeuf à Guebwiller (Haut-Rhin).


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Auteur : Sansboeuf Louise,
Louise Sansboeuf (1841 - 1925)

Fondatrice en 1881, avec son époux Martin Meyer, de la corderie Meyer-Sansboeuf à Guebwiller (Haut-Rhin).


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Auteur : Claudel Paul,
Paul Claudel

Architecte établi à Mulhouse (Haut-Rhin) et actif dans la seconde moitié du 20e siècle.


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La corderie Meyer-Sansboeuf est constituée de bâtiments composites. Pour leur implantation et leur identification, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20186801021NUDA).

L’ancienne maison d’habitation (A) est de plan rectangulaire et comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans couvert de tuiles mécaniques. Les ateliers initiaux (B) sont bâtis en maçonnerie enduite sur un soubassement en moellons de grès et couverts d’un toit à longs pans avec tuiles mécaniques. L’aile sud compte un rez-de-chaussée et un comble à surcroît, la partie sur cour et l’aile ouest sont composées d’un rez-de-chaussée et d’un étage carré. La maison d’industriel (C) est construite en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès rose. Elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un comble à surcroît sous un toit à longs pans avec croupes et tuiles mécaniques.

L’atelier de ficellerie et de tressage (D) est de plan rectangulaire avec un rez-de-chaussée et un étage carré sous deux travées de longs pans accolés et couverts de tuiles mécaniques. Édifié en maçonnerie enduite, il est flanqué à l’ouest et au sud d’ateliers en rez-de-chaussée (F) avec charpente en bois apparente et toit à longs pans avec tuiles mécaniques et lanterneaux vitrés. Le grand atelier de plan rectangulaire en maçonnerie enduite (E1) qui flanque cet ensemble au sud, comporte un étage carré sous un grand toit à longs pans et tuiles mécaniques. Il est prolongé à l’ouest par une extension plus tardive (E2) couverte d’un toit à longs pans et tôles ondulées en ciment amiante. Au nord de cette extension et au cœur de cet ensemble de constructions successives, se dresse l’atelier de polissage de la ficelle (G). De plan rectangulaire et édifié en maçonnerie enduite, il se déploie en rez-de-chaussée. Il est couronné d’un toit à longs pans avec tôles ondulées en ciment amiante et lanterneaux.

Le bâtiment qui occupe l’angle nord-est du site (H) abrite l’unité d’emballage au rez-de-chaussée et des bureaux à l’étage. Édifié en béton armé, il est couvert d’une terrasse en béton percée de petits lanterneaux rectangulaires. Ce bâtiment est prolongé à l’ouest par l’atelier de conditionnement (I) et la chaufferie (J) comportant chacun un rez-de-chaussée et un étage carré réalisés en béton armé sous une toiture en terrasse. L’atelier en rez-de-chaussée qui ferme le site au sud-ouest (K) est construit en maçonnerie enduite sous un toit à longs pans couvert de tôles ondulées en ciment amiante. Le magasin industriel (L) en rez-de-chaussée sous un toit en appentis avec béton en couverture est bâti en béton armé.

Les ateliers de retordage des cordes, de finissage et de tressage (M, N), en maçonnerie enduite, se composent de travées de sheds en rez-de-chaussée, vitrées au nord et couvertes de tôles ondulées en ciment amiante. Le magasin industriel (O) est de plan rectangulaire et comporte un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés sous un toit à longs pans avec croupes et tôles ondulées en ciment amiante. Il est édifié selon un système de poteaux-poutres en béton armé avec remplissage en maçonnerie enduite. Le hangar industriel (Q), au nord du site, est construit en pan de fer et essentage de tôles nervurées sous un toit à longs pans avec tôles ondulées en ciment amiante.

Murs grès maçonnerie enduit
béton
pan de fer essentage de tôle
Toit tuile mécanique, ciment amiante en couverture, béton en couverture, verre en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, en rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, comble à surcroît
Couvertures terrasse toit à longs pans croupe
shed
lanterneau
appentis
Énergies énergie électrique achetée
Statut de la propriété propriété d'une société privée

Références documentaires

Bibliographie
  • VUILLARD, Jeanne. Maison Meyer-Sansboeuf. In Deux siècles d'Industrie Textile dans le Florival. Guebwiller, 2001, p. 84-86.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme