Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Fiche

Á rapprocher de

La reprise du dossier intervient à l’occasion de l’étude du carreau Clemenceau (IA67080378) menée en novembre 2019 par Frank Schwarz dans le contexte du projet de création de la Cité des énergies associant le Musée français du pétrole de Merkwiller-Pechelbronn dont les collections seraient déplacées pour l’occasion et un centre de ressources, de prospective et de réflexion sur les énergies au sens large. Dans le cadre de cette étude ponctuelle, il a été décidé de réexaminer l’ensemble du patrimoine lié à l’extraction pétrolière en Alsace dans la perspective d’une publication sur le sujet.

La campagne de prises de vues complémentaires est assurée par Frédéric Harster.

Cette reprise du dossier a conduit à préciser l'historique de l'édifice et à en approfondir la description.

Appellations Casino
Destinations hôtel
Parties constituantes non étudiées jardin, cour, remise
Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Soultz-sous-Forêts - Soultz-sous-Forêts
Adresse Commune : Merkwiller-Pechelbronn
Lieu-dit : Pechelbronn
Adresse : 4 rue du Casino
Cadastre : 2018 3 372

En 1908, la société Deutsche Tiefbohr Aktiengesellschaft (renommée en 1911 Deutsche Erdöl Aktiengesellschaft), qui exploite le gisement pétrolifère de Pechelbronn, décide de faire construire un bâtiment pour loger ses employés célibataires et abriter les activités de distraction de ses cadres. Cette demeure, de style régionaliste et comportant 31 pièces et appelée le Casino, est conçue par l'architecte strasbourgeois Théophile Berst (1881-1962) qui en dessine également le mobilier exécuté par Émile Jacquemin. Des œuvres des peintres Louis-Philippe Kamm et Sabine Hackenschmidt décorent certaines salles. L'édifice, achevé en 1909, comporte une bibliothèque, une salle de jeux, une salle de billard, deux terrains de tennis et un jeu de quilles. Après la Première Guerre mondiale, l'édifice accueille l'École technique des Pétroles et ses élèves.

Au début des années 1970, à l'arrêt de l'exploitation pétrolifère, l'édifice est vendu et sert d'annexe à un hôtel. Vers 2005, il est revendu et transformé en appartements.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1909, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Berst Théophile, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Kamm Louis Philippe, peintre, attribution par travaux historiques
Auteur : Hackenschmidt Sabine, peintre, attribution par travaux historiques
Auteur : Jacquemin Emile

S'inspirant de l'architecture de la Renaissance germanique, cette demeure massive est de plan irrégulier. Bâtie en maçonnerie enduite sur un soubassement en pierres de taille assisées, elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et deux étages de comble sous un toit à longs pans et croupes brisés, percés de lucarnes d'une grande diversité formelle. La couverture est en tuiles en écaille. L'édifice est ajouré de baies de dimensions et de formes également variées : rectangulaires, ovales, en plein cintre, simples, jumelées, en triplet. Toutes sont encadrées de grès. L'élévation orientale est animée d'un avant-corps en légère saillie couronné d'un pignon chantourné et découvert. Elle porte également des balcons en bois découpé. L'angle sud-est de la demeure est occupé par un oriel à pans coupés au rez-de-chaussée. L'élévation méridionale est couronnée d'un large pignon désaxé sous croupe et l'élévation septentrionale présente un petit avant-corps cintré. La porte d'entrée, dans l'angle nord-ouest, est protégée par un auvent sur poteaux de bois.

L'ancien jardin a été morcelé mais conserve quelques beaux sujets dont deux séquoias de grande taille. Le mur d'enceinte de la propriété n'est que partiellement conservé au nord avec un pavillon d'angle de plan carré sous un toit en pavillon et tuiles en écaille.

Murs grès maçonnerie enduit
pierre de taille
petit appareil
Toit tuile en écaille
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, 2 étages de comble
Couvertures toit à longs pans brisés
croupe brisée
pignon découvert
Escaliers
Jardins arbre isolé
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • SCHEER, Patricia. Théo Berst (1881-1962). Soixante ans d'activité architecturale. Mémoire de Maîtrise. Université des Sciences Humaines de Strasbourg, 1992.

Périodiques
  • WEICK, Charles. Quelques aspects sociaux de Pechelbronn. L'Outre-Forêt. Revue du Cercle d'Histoire et d'Archéologie de l'Alsace du Nord, 1988, 61, p. 59-65.

Liens web

(c) Inventaire général - Poinsot Gilbert - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.