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Ecole de jésuites

Dossier IA00124602 réalisé en 1993

Fiche

Genre de jésuites
Destinations établissement administratif communal
Parties constituantes non étudiées cour
Dénominations école
Aire d'étude et canton Sélestat - Sélestat
Adresse Commune : Sélestat
Adresse : 16 b place du Marché aux Choux
Cadastre : 1986 1 123

Les jésuites, installés à Sélestat depuis 1615, ouvrent une école en 1621 en demandant un terrain de construction au magistrat qui tente de résister malgré l'insistance de l'archiduc Léopold, protecteur des jésuites ; en 1623 le magistrat achète deux maisons et fait détruire la chapelle Saint-Jean-Baptiste pour aménager une cour sur son emplacement ; un bâtiment d'école est construit en 1687 ; en 1731, les jésuites voudraient construire une école plus vaste et demandent l'autorisation à l'intendant qui refuse ; en 1737 une nouvelle demande est acceptée ; un projet et un devis sont dressés par l'architecte communal Jean Martin Diringer, il est revu en 1740 et la construction est entreprise en 1742 après que l'inspecteur principal des ponts et chaussées, M. François, ait examiné le projet et revu le devis ; les travaux de maçonnerie, de plâtrage et de couverture sont confiés à l'entrepreneur Gallay de Strasbourg ; les travaux se poursuivent de 1742 à 1745 : l'école est inaugurée le 28 juillet 1745 ; elle comprend 3 salles de classe au rez-de-chaussée, 4 salles à l'étage et une salle de théâtre au 2e étage ; le fronton de l'élévation intérieure présente un tympan avec des pierres d'attente pour un décor sculpté ; l'école est fermée en 1765 lors du départ des jésuites ; le bâtiment abrite le tribunal de 1791 à 1799 1800 (an 8) , puis le collège communal de 1803 à 1806 et de nouveau le tribunal de 1806 à 1870 ; de 1872 à 1921 il abrite l'école normale d'institutrices, puis la cité administrative ; actuellement y sont logés les bureaux de l'A.N.P.E. et de la perception ; la distribution intérieure a été complètement transformée, il ne reste que la cage d'escalier du 18e siècle : d'après Alexandre Dorlan, la rampe en fer forgé serait signée par le ferronnier Michel Schultz et datée de 1743 ; un campanile avait été ajouté sur le toit au 19e siècle et a été supprimé au 20e siècle.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle
Auteur(s) Auteur : Diringer Jean Martin, architecte communal, attribution par travaux historiques
Murs grès
brique
enduit
moellon
Toit tuile plate
Étages sous-sol, 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers
escalier tournant à retours avec jour
en maçonnerie
États conservations restauré
Techniques sculpture
Représentations tête de femme
Précision représentations

sujet : tête de femme dans un cartouche, support : clé de cintre de la porte centrale

Statut de la propriété propriété publique
(c) Inventaire général - Scheurer Marie-Philippe