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Ecole primaire Saint-Charles, actuellement résidence sociale

Dossier IA67018028 réalisé en 2007

Fiche

Appellations école de garçons
Destinations résidence sociale Saint-Charles
Parties constituantes non étudiées infirmerie, abri, jardin
Dénominations école primaire, abri
Aire d'étude et canton Schiltigheim - Schiltigheim
Adresse Commune : Schiltigheim
Lieu-dit : quartier du centre ville
Adresse : 29, 31 rue Saint-Charles
Cadastre : 1990:30:00

L'école de garçons a été construite en 1903. Six classes existaient en 1914. L'orphelinat ayant dû fermer en 1914-1918, et la population locale augmentant, la municipalité en fit une école primaire publique de 1920 jusqu'à l'inauguration d'une nouvelle école de garçons au sein du groupe scolaire Exen en juin 1926. Onze classes de primaire plus une classe de maternelle ont été aménagées à Saint-Charles par la municipalité, locataire de la Congrégation des soeurs de la Charité de Strasbourg. En octobre 1926, l'orphelinat rouvrit deux classes d'école primaire pour ses pensionnaires. Le bâtiment a été totalement réaménagé en trente-trois logements sociaux pouvant accueillir une à quatre personnes par logement. La résidence rénovée a été inaugurée en mai 1997. L'ancienne remise à voiture située au rez-de-chaussée du bâtiment de liaison entre la maison Sainte-Richarde et la résidence sociale a été transformée en logements spécifiques pour personnes handicapées fin 2007. Les caves de l'ancienne école Saint-Charles ont été transformées en abri de défense passive puis en hôpital militaire durant la dernière guerre, avec groupe électrogène. Ce dernier a été entretenu par Electricité de Strasbourg jusqu'en 1985, puis démonté (selon un renseignement oral recueilli sur place). Un plan de 1941 permet de connaître son aménagement intérieur. Contre le pignon nord, deux salles communes avec lits et WC (Liegeraum), une salle de soins (Behandlungsraum), une salle pour le personnel, un office (Teekuche), un local technique, une salle des machines, une salle d'attente, deux salles de douches, deux cabinets de toilettes, deux vestiaires, deux locaux séparés d'écluses à gaz, une cave à charbon et la chaufferie au sud. Un escalier supplémentaire à deux volées, avait été aménagé entre les deux escaliers subsistants sur le gouttereau ouest, communiquant avec un vestiaire. Les sas d'entrée des escaliers subsistants communiquaient directement avec les salles d'écluses à gaz.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1903, daté par travaux historiques
1941

Bâtiment rectangulaire en maçonnerie enduite et grès, à chaines d'angles harpées régulières et cordon soulignant chaque niveau. La façade ouest possède un avant-corps abritant une cage d'escalier ; elle est surmontée par un fronton triangulaire avec oeil de boeuf en grès. La façade est possède une travée mise en valeur par un chaînage en briques ; celle-ci est surmontée par un fronton triangulaire avec oeil de boeuf identique à celui de la façade principale. Le toit à longs pans et demi-croupes, est couvert de tuiles mécaniques, certaines tuiles vernissées formant une frise de losanges et demi-losanges sur les longs pans. Une cheminée monumentale est adossée à la façade est. Les ouvertures des portes et fenêtres sont en grès, en arc segmentaire, à l'exception des lucarnes bardées de planches, à toit en bâtière. Deux extensions ont été rapportées au nord, de manière perpendiculaire au bâtiment celle située au nord-ouest fait office de bâtiment de liaison avec la maison Sainte-Richarde. Ce bâtiment de liaison ouest semble contemporain des deux bâtiments qu'il encadre. Deux portes cochères jumelles parementées de grès au rez-de-chaussée desservaient une remise à voiture servant également de morgue ; en revanche le second étage n'a été ajouté que dans les années 1920, tout comme l'extension de sanitaires Est. De l'ancien abri, seul subsiste un sas d'entrée avec ses portes métalliques à l'une de deux entrées des caves et les escaliers d'accès latéraux protégés chacun par une dalle de béton armé.

Murs grès
enduit
maçonnerie
Toit tuile mécanique
Plans plan régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
demi-croupe
Typologies lucarne-pignon, pignon sur rue

Rare toiture vernissée à décor géométrique, restaurée à l'identique, comme le montrent des cartes postales anciennes.

Statut de la propriété propriété privée
(c) Inventaire général - Paillard Elisabeth
Elisabeth Paillard (1966 - )

Chercheur à l'Inventaire Général du Patrimoine culturel, Région Alsace, puis Région Grand Est, site de Strasbourg depuis 2004.


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- Haegel Olivier
Olivier Haegel

Chercheur à l'Inventaire Général du patrimoine culturel; site de Strasbourg, depuis de longues années.


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