Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Forge dite Obere Hammerschmied, puis moulin à foulon, puis usine de construction mécanique de Jongh, puis retordage et filature de fil à coudre M. de Jongh & Fils, puis usine de fils à coudre N. Schlumberger puis Le Fil à coudre Schlumberger, actuellement usine de matériel d’équipement industriel FIVES CELES

Dossier IA68009549 réalisé en 2015

Fiche

  • Vue aérienne du site, depuis le sud.
    Vue aérienne du site, depuis le sud.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • bief de dérivation
    • atelier de fabrication
    • bureau
    • cour
    • forge
    • logement patronal
    • salle des machines
    • conciergerie
    • écurie
    • remise
    • usine à gaz
    • transformateur

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2015 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La synthèse ci-dessous, qui précise l'historique de l'usine et sa description, donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm, complétée des photographies de Frank Schwarz réalisées au cours de l'enquête de terrain et la cartographie du site par Abdessalem Rachedi. Pour l'identification des bâtiments, se reporter ainsi au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196801008NUDA).

HISTORIQUE

Réaffectation d'un site protoindustriel

En 1833, Maurice de Jongh fait l’acquisition, auprès de Jean Friess, d’un foulon à huit marteaux construit par Mathias Jelsch en 1829 à l’emplacement d’une ancienne forge dénommée Obere Hammerschmied. Cette forge avait été fondée en 1769 par Paul Kremp sur un canal de dérivation de la rivière Lauch. En 1802, le successeur de ce dernier, Nicolas Kremp, a fait reconstruire le bâtiment d’eau, établir un canal d'amenée sur chevalets avec réservoir d'eau et remplacer les trois roues à aubes existantes par des roues à godets.

Implantation originelle

La forge dénommée Obere Hammerschmied, acquise par Maurice de Jongh après sa transformation en foulon, est établie à la périphérie occidentale du village de Lautenbach, à proximité d’un quartier d’habitation constitué d’une vingtaine de maisons avec dépendances et jardins. Implantée sur la rive gauche de la Lauch, elle est mise en mouvement par les eaux dérivées de la rivière au moyen d’un canal d’amenée appelé Muhlbach. L’établissement est implanté en bordure septentrionale d’une vaste zone de prés de pâture et de fauche parcourus par des rigoles d’irrigation qui s’étend jusqu’aux rives de la Lauch.

La forge, implantée en fond de parcelle, est desservie par un chemin qui débouche sur la rue Principale qui traverse le village de Lautenbach et conduit vers l’ouest à un pont qui permet de franchir la Lauch.

Développement du site

En 1833, Maurice de Jongh, venu d’Angleterre et passé par les ateliers de construction mécanique de Nicolas Schlumberger à Guebwiller, fait l’acquisition d’un ancien foulon à Lautenbach. Il y établit un petit atelier de construction mécanique où il produit des machines pour le textile qu’il destine à sa propre utilisation. En effet, il fonde très vite sur le site et sous la raison sociale M. de Jongh & Fils, un retordage de soie et de coton en vue de la fabrication de fil à coudre. Pour ce faire, il procède en 1834-1835 à l’édification de nouveaux ateliers sous la forme d’une usine-bloc (B), flanquée au sud de bureaux (C). Des écuries et une remise à véhicules (H) sont bâties au sud-est du site et l’ancien foulon (A) est transformé en maison d’habitation où s’établit le maître des lieux.

En 1840, l’usine emploie 76 ouvriers. Entre 1842 et 1847, de nouvelles constructions voient le jour sur des terrains adjacents acquis par Maurice de Jongh : des ateliers pour la préparation de la bourre de soie et pour le retordage (parties méridionale et orientale de l’actuel atelier K), un blanchiment et une teinturerie (J), une conciergerie (F) établie au nord-est du site et des magasins industriels en bordure méridionale de l’enceinte usinière et aujourd’hui disparus.

En 1853, Maurice de Jongh décède et ses fils, Charles et Édouard, lui succèdent. En 1854, ces derniers créent un peignage et une filature de déchets de soie de 1 500 broches avec des machines produites par les Ets Nicolas Schlumberger & Cie (étudiés, IA68009504). En 1858, ils procèdent à l’édification d’une centrale d’énergie comprenant une chaufferie, une cheminée d’usine (disparues) et une salle des machines (E) pour recevoir la machine à vapeur de 12 CV et les deux chaudières dont ils équipent leur établissement. Ils font également édifier, au nord de l’emprise usinière, une maison de directeur (D).

En 1860, Charles de Jongh meurt laissant son frère Édouard seul aux commandes de l’entreprise. Ce dernier abandonne la fabrication de la soie à coudre et établit une petite filature de coton qui ne fonctionne que deux ou trois années. Les ateliers de retordage, blanchissage et teinture continuent toutefois de produire des fils à coudre. En 1863, l’usine emploie 102 ouvriers. En 1874, à la mort d’Édouard de Jongh, les Ets Nicolas Schlumberger & Cie deviennent propriétaires de l’établissement qui compte alors environ 3 000 broches de retordage et continuent la fabrication des fils à coudre et des retors. Ils procèdent à l’extension de l’usine par la construction de nouveaux ateliers couverts de longs pans accolés en lieu et place des jardins qui bordaient le retordage initial (partie septentrionale de l’actuel atelier K) et sur les terrains au nord du canal usinier (N et O). Ces nouveaux ateliers sont attestés en 1880. En 1911, une partie des ateliers de l’usine est reconstruite (L) et de nouvelles installations sont réalisées.

En 1919, les trois branches de production des Ets Nicolas Schlumberger & Cie (machines textile, produits filés, fil à coudre) sont dissociées par la création de trois sociétés autonomes dont Le Fil à coudre Schlumberger qui poursuit la production au sein de l’usine de Lautenbach jusqu’en 1954. La firme NSC occupe alors les locaux qui lui servent d’entrepôts jusqu’en 1965 avant de les céder à Marcel Klein qui y installe un atelier de ferblanterie.

Depuis 1972, les Ets CELES, aujourd’hui FIVES CELES, constructeurs de fours à induction, occupent la partie occidentale de l’ancien retordage (bâtiments K, L, N et O). Ces derniers procèdent, au début des années 1990, à la construction d’un bâtiment de bureaux qui prolonge le complexe industriel à l’ouest (M). La partie orientale du site a été reconvertie en logements à l’exception des anciens magasins et ateliers (G, H, I et J) désaffectés au moment de l'enquête d'inventaire. Les magasins industriels en bordure méridionale de l’enceinte usinière ont été démolis au moment de la construction, en 1990, de la voie rapide qui borde désormais le site.

Sources d’énergie

Entre 1833 et 1845, le retordage et la filature de Jongh sont mis en mouvement par une roue hydraulique. En 1845, cette dernière est remplacée par une roue de plus grand diamètre qui déploie 16,80 CV. Par arrêté préfectoral du 2 février 1858, les Ets M. de Jongh & Fils sont autorisés à mettre en activité sur le site une machine à vapeur de 12 CV, puissance appelée à être portée à 25 CV par l’application de la condensation, deux chaudières et un système de tuyaux en cuivre et en fonte pour servir au chauffage des ateliers. Cette machine à vapeur a vocation à servir de moteur auxiliaire à la roue hydraulique. Après la Première Guerre mondiale, l’usine est équipée d’une turbine de 85 CV produite par les Ets Schneider et Jacquet de Strasbourg (Bas-Rhin).

DESCRIPTION

L’usine, traversée en partie centrale par le canal usinier partiellement ouvert, se compose de deux parties aujourd’hui bien distinctes : à l’est, divers bâtiments de production et d’habitation groupés autour d’une cour et de l’ancien foulon (A) acquis par Maurice de Jongh et, à l’ouest, les vastes ateliers (K, L, N et O) complétés de bureaux récents (M) occupés par les Ets FIVES CELES. Pour l'identification des bâtiments, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196801008NUDA).

L’ancien foulon, transformé en maison d’habitation et rehaussé à cette occasion par Maurice de Jongh, est de plan rectangulaire. Il comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans avec demi-croupe et tuiles mécaniques. Élevé en maçonnerie enduite, il dispose de baies rectangulaires encadrées de grès. Le niveau bas correspond vraisemblablement aux vestiges de l’établissement protoindustriel. Il conserve une porte en plein cintre partiellement murée avec clé saillante et une chaîne d’angle harpée régulière en blocs de grès. L’édifice est longé au sud par le canal usinier et accolé, dans son angle sud-ouest, à l’atelier de fabrication (B) édifié en 1834-1835 sous la forme d’une usine-bloc. De plan rectangulaire, ce dernier comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans et demi-croupes, couvert de tuiles mécaniques. Édifié en maçonnerie enduite, il présente des élévations ordonnancées à six travées d’ouvertures. La septième travée plus large, au nord, présente sur chaque façade de grands arcs en plein cintre encadrés de grès et partiellement murés qui marquent le passage du canal usinier et l’emplacement de la roue hydraulique.

Cette usine-bloc est prolongée au sud par des bureaux (C) de plan carré à deux travées qui comportent un rez-de-chaussée et un étage carré sous un toit à longs pans avec croupe et tuiles mécaniques. Édifié en maçonnerie enduite, le bâtiment est percé de baies rectangulaires avec encadrements en grès. Au nord, l’usine-bloc est prolongée par la salle des machines (E). De plan rectangulaire et en rez-de-chaussée, elle est édifiée en maçonnerie et coiffée d’une toiture à longs pans et tuiles mécaniques. L’élévation orientale est percée de deux grandes baies rectangulaires en arc brisé avec encadrements en grès et appuis saillants. Les pignons sont ajourés d’oculi cernés de briques.

Au nord-est de l’emprise usinière se dressent la maison de directeur (D) et la conciergerie (F). La maison de directeur (D) est de plan carré et comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans avec croupes et tuiles mécaniques. Élevée en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès, elle présente des élévations ordonnancées avec baies rectangulaires encadrées de grès. Une extension moderne en rez-de-chaussée vient flanquer son angle nord-est.

La conciergerie (F), en rez-de-chaussée et de plan carré, commande l’accès à la cour d’usine. Bâtie en maçonnerie enduite, elle est couverte d’un toit à longs pans avec croupes et tuiles mécaniques et percée de baies rectangulaires à encadrements en grès.

La partie sud-est de l’usine est occupée par des ateliers et des dépendances de service. L’ancien atelier de blanchiment et de teinturerie (J) est de plan rectangulaire. Élevé en maçonnerie enduite, il comporte un rez-de-chaussée et un comble à surcroît sous un toit à longs pans, demi-croupes et tuiles mécaniques. Il est prolongé à l’est par un bâtiment fortement remanié (I) et ayant accueilli une usine à gaz. Comportant un rez-de-chaussée, il est édifié en maçonnerie enduite sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Sur l’élévation méridionale, les baies rectangulaires sont encadrées de briques avec linteaux en IPN.

Les écuries et la remise à véhicules (H) adoptent un plan rectangulaire. Le bâtiment comporte un rez-de-chaussée en maçonnerie enduite et un étage carré essenté de planches et ajouré d’ouvertures à claires-voies. Il est couvert d’un toit à longs pans avec croupes et tuiles mécaniques. L’atelier de fabrication qui ferme le site à l’est (G) se compose de trois travées de longs pans accolées couvertes de tuiles mécaniques. Édifié en moellons de grès à gros joints, il se déploie en rez-de-chaussée et est ajouré de baies rectangulaires à encadrements de grès et arcs de décharge en briques. Les pignons sont percés d’oculi cernés de briques.

Les vastes ateliers (K, L, N et O) complétés de bureaux récents (M) occupés par les Ets FIVES CELES se répartissent sur la partie occidentale de l’emprise usinière. Le front méridional est occupé par trois bâtiments disposés sur un même alignement. Le premier (K) résulte de la réaffectation et de l’extension du retordage. Il se présente aujourd’hui sous la forme d’un atelier de fabrication de plan rectangulaire comportant cinq travées en rez-de-chaussée, orientées est-ouest et couvertes de toits à longs pans avec tuiles mécaniques dont le versant nord est partiellement vitré. Une adjonction en rez-de-chaussée, couverte d’un toit en appentis, flanque partiellement l’élévation sud. Bâti en maçonnerie enduite, le bâtiment est ajouré de baies rectangulaires à encadrements en grès. L’atelier qui le prolonge à l’ouest (L) se compose de quatre travées à longs pans accolées et orientées est-ouest. Édifié en moellons de grès à gros joints et couverts de tuiles mécaniques, il comporte un rez-de-chaussée et un étage carré. Au rez-de-chaussée, les baies en arc segmentaire sont encadrées de briques avec appuis saillants et impostes en grès. A l’étage, les baies sont rectangulaires avec jambages en briques, appuis saillants et linteaux en grès. Placé sur le même alignement, l’immeuble de bureaux (M) de conception récente est de plan rectangulaire et comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit en terrasse. L’ensemble est revêtu d’un bardage en tôle nervurée sur un soubassement en béton.

La partie arrière du site se compose de deux ensembles accolés. L’atelier de fabrication à l’ouest (N) se compose de 11 travées en rez-de-chaussée, orientées nord-sud et couvertes de toits à longs pans avec tuiles mécaniques dont le versant ouest est partiellement vitré. Édifié en maçonnerie enduite, il est flanqué à l’est d’un atelier de plan rectangulaire (O) à un étage carré et comble à surcroît. La partie initiale, en moellons de grès à gros joints, comportait trois travées d’ouvertures. Au moment de sa transformation en bureaux, une extension moderne en maçonnerie enduite l’a prolongé de cinq travées au nord qui reprennent la morphologie du bâtiment originel. L’ensemble est coiffé d’un toit à longs pans et tuiles mécaniques et percé de baies rectangulaires à encadrements en grès avec appuis saillants.

Appellations Obere Hammerschmied , de Jongh , M. de Jongh & Fils , N. Schlumberger , Le Fil à coudre Schlumberger , FIVES CELES
Parties constituantes non étudiées bief de dérivation, atelier de fabrication, bureau, cour, forge, logement patronal, salle des machines, conciergerie, écurie, remise, usine à gaz, transformateur
Dénominations forge, moulin à foulon, usine de construction mécanique, filature, usine de matériel d'équipement industriel
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Guebwiller
Hydrographies Lauch (dérivation de la)
Adresse Commune : Lautenbach
Adresse : 89, 89A, 89B, 89C rue Principale
Cadastre : 2018 02 34, 35, 45, 52, 55, 114 à 118, 121, 123 à 128, 133 à 137

En 1833, Maurice de Jongh fonde un petit atelier de construction mécanique et un retordage de soie et de coton en vue de la fabrication de fil à coudre au sein d’un ancien foulon.

En 1834-1835, il procède à l’édification de nouveaux ateliers. Des écuries et une remise à véhicules sont également bâtis au sud-est du site. Entre 1842 et 1847, de nouvelles constructions voient le jour sur le site.

En 1853, Maurice de Jongh décède et ses fils, Charles et Édouard, lui succèdent. En 1854, ces derniers créent un peignage et une filature de déchets de soie. En 1858, ils procèdent à l’édification d’une centrale d’énergie et d'une maison de directeur.

En 1874, à la mort d’Édouard de Jongh, les Ets Nicolas Schlumberger & Cie deviennent propriétaires de l’établissement et poursuivent la production de fil à coudre. Ils procèdent à l’extension de l’usine par la construction de nouveaux ateliers attestés en 1880. En 1911, une partie des ateliers de l’usine est reconstruite et de nouvelles installations sont réalisées.

La production de fil à coudre se poursuit sur le site jusqu’en 1954. La firme NSC occupe alors les locaux qui lui servent d’entrepôts jusqu’en 1965 avant de les céder à Marcel Klein qui y installe un atelier de ferblanterie. Depuis 1972, les Ets CELES, aujourd’hui FIVES CELES, constructeurs de fours à induction, occupent la partie occidentale de l’ancien retordage. Ces derniers procèdent, au début des années 1990, à la construction d’un bâtiment de bureaux qui prolonge le complexe industriel à l’ouest.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates 1834, daté par source
1858, daté par source
1911, daté par source
Auteur(s) Auteur : de Jongh Maurice,
Maurice de Jongh ( - 1853)

Industriel du textile établi à Lautenbach (Haut-Rhin).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
auteur commanditaire, attribution par source

Le site se compose de nombreux bâtiments d’époques différentes, remaniés pour certains, construits en maçonnerie enduite pour la plupart ou en moellons de grès à gros joints et tous couverts de tuiles mécaniques. Ils adoptent un plan rectangulaire à l’exception des bureaux (C) et de la maison de directeur (D). Pour l'identification des bâtiments, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196801008NUDA).

L’ancien foulon (A) comporte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans avec demi-croupe. L’atelier de fabrication (B) répond à la typologie de l’usine-bloc à un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans et demi-croupes. Ce bâtiment est prolongé au sud par des bureaux (C) qui comportent un rez-de-chaussée et un étage carré sous un toit à longs pans avec croupe. La salle des machines (E) se déploie en rez-de-chaussée. Elle est coiffée d’une toiture à longs pans.

La maison de directeur (D) compte un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans avec croupes. La conciergerie (F), en rez-de-chaussée, est couverte d’un toit à longs pans avec croupes.

L’ancien atelier de blanchiment et de teinturerie (J) comporte un rez-de-chaussée et un comble à surcroît sous un toit à longs pans et demi-croupes. Il est prolongé à l’est par un bâtiment en rez-de-chaussée fortement remanié (I).

Le bâtiment des écuries et la remise à véhicules (H) comporte un rez-de-chaussée en maçonnerie enduite et un étage carré essenté de planches. Il est couvert d’un toit à longs pans avec croupes. L’atelier de fabrication en rez-de-chaussée qui ferme le site à l’est (G) se compose de trois travées de longs pans accolées.

Les vastes ateliers (K, L, N et O) complétés de bureaux récents (M) se répartissent sur la partie occidentale de l’emprise usinière. Le premier (K) comporte cinq travées en rez-de-chaussée, couvertes de toits à longs pans. L’atelier qui le prolonge à l’ouest (L) se compose de quatre travées à longs pans accolées. Il comporte un rez-de-chaussée et un étage carré. L’immeuble de bureaux (M) de conception récente comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré sous un toit en terrasse. L’ensemble est revêtu d’un bardage en tôle nervurée sur un soubassement en béton.

L’atelier de fabrication à l’ouest (N) se compose de 11 travées en rez-de-chaussée couvertes de toits à longs pans. Un dernier atelier (O) compte un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans.

Murs grès maçonnerie enduit
béton béton armé essentage de tôle
essentage de planches
Toit tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier, plan carré régulier
Étages sous-sol, en rez-de-chaussée, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
Couvertures terrasse toit à longs pans demi-croupe
croupe
Énergies énergie hydraulique produite sur place
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • WAGNER, Michel. LES DE JONGH. Pionniers de l'Industrie à Lautenbach. In Deux siècles d'Industrie Textile dans le Florival. Guebwiller, 2001, t. 1, p. 120-127.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Raimbault Jérôme