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Instrument de mesure de forces électromotrices ; instrument de mesure électromagnétique (galvanomètre à corde)

Dossier IM67017437 réalisé en 2006

Fiche

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Dénominations instrument de mesure de forces électromotrices, instrument de mesure électromagnétique
Appellations électrocardiographe
Aire d'étude et canton Strasbourg
Adresse Commune : Strasbourg
Adresse : 11 rue de l' Université

En 1897, Clément Ader (1841-1925), ingénieur électricien français, pionnier de l´aviation, adapte à la cardiographie un système d´amplification appelé galvanomètre à corde, jusque là utilisé pour les communications télégraphiques sous-marines. En 1903, Willem Einthoven (1860-1927), physiologiste néerlandais, en perfectionnant le galvanomètre à corde, construit un électrocardiographe et commence ses travaux sur l'électrocardiographie de l'homme. En 1924, il reçoit le prix Nobel de médecine pour sa découverte de l'électrocardiographie. En 1922 est fabriqué l'électrocardiographe Boulitte, appareil de la seconde génération des galvanomètres à cordes. Dans un galvanomètre à corde, un mince fil conducteur est placé entre les expansions polaires de l´entrefer d´un électro-aimant produisant un puissant champ magnétique. Lorsque le courant à mesurer, de faible intensité, passe dans le fil, celui-ci se déplace perpendiculairement au champ magnétique, d´un côté ou de l´autre selon le sens du courant. Dans le galvanomètre à corde d´Einthoven, le champ magnétique très puissant et le fil en quartz argenté extrêmement fin (diamètre de 2,5 microns) donnent une très grande sensibilité permettant de mesurer des courants de l´ordre de 10 puissance moins 12 ampère. L´appareil peut ainsi être utilisé comme électrocardiographe pour mesurer les faibles courants émis par des contractions cardiaques. Le déplacement du fil conducteur est observé à l´aide de 2 microscopes placés dans l´axe de l´électroaimant. D´un côté, un microscope d´éclairage concentre un faisceau lumineux sur le fil. De l´autre côté, un microscope de lecture permet de lire la déviation du fil, soit par observation directe (l´oculaire est alors muni d´un micromètre oculaire), soit par projection sur un papier photographique : on obtient l´enregistrement d´un électrocardiogramme.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Lieu de provenance Édifice ou site : Alsace, Bas-Rhin, Strasbourg, Faculté de médecine, Institut de physiologie
Lieu d'exécution Édifice ou site : France, Ile-de-France, 75, Paris
Auteur(s) Auteur : G. Boulitte, ingénieur, fabricant
Auteur : Willem Einthoven, inventeur

Un socle en fonte recouvert d´une peinture d´aspect cuivrée repose sur 4 pieds en caoutchouc. Il porte sur 4 colonnes en laiton tournées, un électroaimant volumineux et très lourd. Dans l´entrefer des prolongements polaires se place le support vertical d´un fil très fin. Ce support amovible en laiton présente à l´extrémité supérieure un système de tension du fil, constitué d´un petit piston à ressort à boudin sur lequel appui un levier réglé par une vis à filetage à gauche. A l´extrémité inférieure, un culot en matière synthétique rouge isole le second pôle du fil. Les extrémités de ce support se logent dans l´ouverture de 2 boitiers cylindriques en laiton. Ces boitiers sont munis chacun d´un portillon de verrouillage portant une vis de réglage en profondeur du support vertical du fil, et d´une borne électrique. A droite du socle, un support en laiton tourné porte une lampe électrique avec un capot de protection en aluminium peint en noir, à ouverture circulaire. La lumière traverse un condenseur en laiton, les prolongements polaires et un tube de lecture en laiton muni d´une grande bague moletée de mise au point. A l´arrière de l´électroaimant se trouvent 3 bornes électriques.

Catégories médecine
Matériaux fonte de fer
laiton
cuivre
aluminium
verre
carton
caoutchouc
fer
Précision dimensions

h = 26,5 ; la = 37 ; pr = 25

Inscriptions & marques numéro d'inventaire, manuscrit, sur l'oeuvre
logotype, gravé, sur l'oeuvre
inscription concernant le fabricant, gravé, sur l'oeuvre
inscription concernant le lieu d'exécution, gravé, sur l'oeuvre
inscription technique, gravé, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

Numéro de l´inventaire Charles Marx, manuscrit au feutre noir sur le socle et sur l´électroaimant : PM 13 ; logotype, gravé sur l´appareil : lettres majuscule G et B superposées suivies du mot, déposé ; inscription concernant le fabricant et le lieu d´exécution, gravée sur l´appareil : G. BOULITTE Ingr Constr, PARIS ; inscription technique, gravée sur le support du fil : 6.

États conservations manque
Précision état de conservation

Il manque un fil très fin en quartz argenté ou en platine, l'optique, le bouton de préhension du support du fil, deux écrous de bornes électriques.

Acquis par l´AMUSS en 1987.

Statut de la propriété propriété d'une association

Références documentaires

Bibliographie
  • BUD, Robert, WARNER, Deborah, Jean (dir.). Instruments of Science : An Historical Encyclopedia. New-York, London : The Science Museum, Smithsonian Institution, Garlan Publishing, 1998.

    pp. 204-206, 259-260
  • FRANCE. Ministère de la culture et de la communication. Direction des musées de France. Joconde [base de données en ligne]. Paris : Ministère de la culture et de la communication, 1975 [référence du 19 aôut 2009]. Accès Internet : <URL : http : //www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm>.

  • Musée virtuel de l'électrocardiographie. [en ligne]. [référence de 2010]. Accès Internet : <URL : http : //sites.estvideo.net/cardioaf/pages/historique2.html>.

c) Région Alsace, Service de l'inventaire du patrimoine - Université de Strasbourg, Jardin des Sciences - AMUSS - Durupt Annabelle - Rieb Jean-Pierre