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Maison d’industriel dite Villa du Bois Fleuri

Dossier IA68009523 réalisé en 2013

Fiche

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2013 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation.

La synthèse ci-dessous, qui précise l'historique de la villa et sa description, donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm, complétée des vues prises au cours de l'enquête par Jérôme Raimbault et la cartographie du site, par Abdessalem Rachedi.

En outre, le parc qui compose ce domaine d’industriel a fait l'objet d'une étude menée en 2008 par Colette Beaudéan dans le cadre d'une enquête thématique portant sur les Jardins d'Alsace. Celle-ci fait l'objet d'un sous-dossier (IA68001414).

Historique

Implantation originelle

Le domaine du Bois Fleuri est établi en amont de la ville de Guebwiller, au sud du chemin vicinal reliant Lautenbach à Guebwiller. Il est aménagé sur une vaste parcelle occupée, jusque vers le milieu du 19e siècle, par de la forêt en partie amont et des terres cultivées en partie aval. Ce terrain est délimité, à l’ouest, par un chemin dit Gibstelweeg et à l’est, par le chemin dit Schimmelrhein. De l’autre côté de la route, au nord-ouest, se dressent l’ancien moulin Gilg fondé en 1813 et, à partir de 1852, la filature Jean-Jacques Bourcart et Fils (étudiée, IA68009508) érigée à la limite des bans communaux de Guebwiller et de Buhl, sur la rive droite de la Lauch. Au nord-est, la famille Bourcart a fait construire un ensemble de quatre maisons ouvrières qui constituent les premiers bâtiments de la Cité Florival (étudiée, IA68009518). Les terrains en aval de ces maisons ouvrières, de part et d’autre du chemin vicinal reliant Lautenbach à Guebwiller, font l’objet, au moment de la construction de la villa de Charles Bourcart (1828-1909), d’un projet d’extension porté conjointement par la Société des cités ouvrières de Guebwiller et par la famille Bourcart. Il est réalisé entre 1861 et 1862 avec la construction de quatre nouveaux immeubles à logements ouvriers. En aval de cet ensemble, se dresse l’enclos du château d’Angreth dont la fonction initiale était de veiller sur la porte ouest de la ville de Guebwiller.

Développement du site

Vers 1845, Marc Jehlen fait édifier une demeure à deux niveaux sur la partie orientale de l’emprise du futur domaine du Bois Fleuri, en retrait du chemin vicinal reliant Lautenbach à Guebwiller. Le terrain d’implantation de cette maison est délimité par une clôture formant ainsi une enclave au sein de ce qui semble être des prés de fauche. En 1855, Joseph Jehlen fait construire une boutique au nord-est de la demeure. Une aquarelle de Charles Bourcart, insérée dans l'album intitulé Schimmelrain, présente le site en 1858. On y distingue trois constructions en rez-de-chaussée, sur la partie inférieure du terrain, et un parc paysager qui se développe à flanc de colline, dans un contexte boisé. Ce dernier est agrémenté de plusieurs kiosques, belvédères et fabriques.

Le comte Alexandre Straszewicz, industriel du textile à Guebwiller, acquiert le domaine en 1859 et le cède presque aussitôt à Charles Bourcart qui dirige avec son père Jean-Jacques (1801-1855) et son frère Henri (1824-1902) la nouvelle filature de coton établie de l’autre côté de la route. Ce dernier procède à la démolition de la maison et de la boutique de la famille Jehlen. A la place, il fait construire, en 1861, une demeure dont les archives révèlent qu'elle compte 60 portes et fenêtres, au cœur d'un parc paysager (étudié, IA68001414) avec étang agrémenté d’une île, arbres remarquables en bouquets ou en sujets isolés et maintien de certains espaces agricoles (vignes). Le parc est clos par un mur d’enceinte autorisé par arrêté préfectoral du 17 juin 1859 et deux bâtiments de dépendances encadrent le portail d’entrée au nord-est de la propriété. La demeure est aménagée sur une terrasse artificielle sous laquelle on creuse une cave voûtée. L’édifice adopte un plan rectangulaire orienté nord-est/sud-ouest et compte quatre niveaux dont un sous-sol en partie accessible de plain-pied, un rez-de-chaussée en partie surélevé, un étage carré et un étage de comble. Il est flanqué d’une tour dans son angle sud-ouest.

Le 6 février 1891, la villa est la proie d’un incendie. Les étages de comble et la toiture sont intégralement détruits. Charles Bourcart fait reconstruire l’édifice en l’agrandissant au sud. Les plans de reconstruction sont livrés par l’architecte F. Stehlin. L’édifice comprend désormais 80 portes et fenêtres. Il conserve la plus grande partie des maçonneries originelles et se voit augmenté d’une cuisine, d’une salle de billard et d’une serre abritant un jardin d'hiver. Une terrasse et un escalier d’accès au parc viennent flanquer l’élévation est. La toiture et les parties sommitales des élévations sont intégralement reconstruites et décorées de pignons à redents inspirés de l’habitat urbain médiéval. La tour adopte un style néo-médiéval avec décor de faux-mâchicoulis. Les décors intérieurs sont également modifiés. Dans le parc, les fleurissements évoluent, certaines fabriques sont aménagées, les dépendances et la cave sous la terrasse artificielle sont agrandies.

Après le décès de Charles Bourcart en 1909, la propriété passe aux mains de son fils Daniel. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, elle est acquise par Henri Weber, un entrepreneur qui a participé à la construction du tramway de Saint-Pétersbourg. En 1934, Adolphe Grossmann (1883-1952), un architecte strasbourgeois, s’en porte acquéreur. Avec son épouse, il y fonde une maison de cure et de convalescence pour enfants à la santé fragile qu’il nomme le Bois Fleuri. Des travaux intérieurs sont réalisés, notamment dans les étages, pour transformer les pièces en chambres et créer des sanitaires et des installations de cuisine. Les pièces nobles du rez-de-chaussée conservent leur décor. L’établissement des époux Grossmann fonctionne de 1934 à 1961 avec une interruption entre 1940 et 1945, période durant laquelle la villa est réquisitionnée par l’administration allemande. En 1952, Adolphe Grossmann décède et son épouse lui succède à la tête de l’établissement.

Le 30 juin 1961, le domaine du Bois Fleuri est vendu à la Société NSC-Schlumberger (Nosoco). En 1968, cette dernière réalise, dans le prolongement sud-ouest de la villa et selon les plans de l’architecte Jean Chomel (1919-2007), une extension sur deux niveaux abritant la cantine de l'usine située à proximité. Les accès à la villa sont également modifiés avec la réalisation d’une allée asphaltée. C’est vraisemblablement à cette époque que l’on démolit la seconde dépendance. La villa accueille ainsi le personnel de l’entreprise jusqu'en juin 2006. Le domaine est mis en vente et acheté par la Foncière d'Alsace en 2007. Plusieurs permis de construire sont déposés pour lotir le parc et réaliser des logements dans la villa. Ces projets restent sans suite. A partir de 2010, date de la mise en liquidation judiciaire de la Foncière d'Alsace, le Bois Fleuri est laissé à l'abandon. Le parc se dégrade et la villa fait l'objet d’actes de vandalisme. En juin 2015, la Ville de Guebwiller s’est portée acquéreur du domaine par voie de préemption.

Description

La villa

Le domaine du Bois Fleuri se compose de la villa implantée sur une terrasse artificielle à l’angle sud-est de la parcelle, d’une dépendance avec loge de portier, remise à véhicules, écurie et pigeonnier à l’entrée nord-est de la propriété, d’une buanderie avec serres le long du mur d’enceinte et d’un vaste parc paysager (étudié, IA68001414) aujourd’hui à l’abandon.

La physionomie actuelle de la villa témoigne surtout des travaux engagés après 1891, notamment du fait de la reprise totale des niveaux de combles et des toitures et de son extension au sud-ouest. Elle adopte un plan en T avec un corps de bâtiment rectangulaire orienté sud-ouest/nord-est et une travée transversale au nord, couronnée de pignons à redents et sommée d’une tour. Édifiée en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès rose assisés à bossage rustique, la demeure comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans brisés couvert de tuiles en écaille vernissées pour le brisis et de zinc pour le terrasson avec lanterneau en partie centrale. Les niveaux de combles sont ajourés de lucarnes à deux pans et demi-croupes avec jouées en briques. La tour à l’ouest et la tour d’escalier au nord comptent un niveau supplémentaire. Elles sont couronnées d’un toit en pavillon sommé d’un épi de faîtage et couvert de tuiles en écaille.

L’élévation ouest, à six travées d’ouvertures, est dominée par la puissante tour décorée de faux-mâchicoulis, référence délibérée à l’architecture castrale. Le corps central abrite la porte d’entrée protégée par un auvent à demi-croupe sur poteaux en bois découpés. L’élévation nord est marquée en partie centrale par la cage d’escalier principale en légère saillie, ajourée de grandes baies jumelées et décorée d’un blason aux armes de la famille Bourcart. L’étage de soubassement est percé d’une porte d’accès et de quatre fenêtres avec encadrements biseautés en grès. L’élévation orientale, couronnée de part et d’autre d’un pignon à redents, comporte une terrasse en partie centrale, d’un escalier qui donne accès à la terrasse artificielle autrefois jardinée et d’un jardin d’hiver en forte saillie. La terrasse et le jardin d’hiver reposent sur des blocs de grès assisés à bossage rustique percés de baies avec encadrements moulurés. Le jardin d’hiver, de plan semi-circulaire, est habillé de verre et de métal. L’élévation méridionale est flanquée d’une extension en rez-de-chaussée surmontée d’une terrasse. Elle est prolongée par la cantine édifiée par la Société NSC-Schlumberger (Nosoco). Adoptant un plan rectangulaire, cette dernière extension se compose d’un étage de soubassement et d’un rez-de-chaussée surélevé exécutés en béton armé avec un dispositif de soutènement intérieur fait de poteaux et de poutres sous un toit en terrasse couvert de gravillons. Son élévation orientale est ajourée d’étroites baies rectangulaires.

La villa est décorée, sur l’ensemble de ses élévations, d’une corniche moulurée et d’un bandeau d’étage en grès et cantonnée de chaînes d’angle régulières en grès jaune au rez-de-chaussée et en enduit à l’étage. Les baies rectangulaires sont encadrées de grès peint.

Les intérieurs de la villa

Les décors intérieurs ont été fortement altérés par les actes de vandalisme et les intempéries. Le vestibule d’entrée est accessible depuis la façade ouest. Il est couvert de voûtes d’arêtes et donne accès, au moyen de quelques marches, à un couloir longitudinal qui distribue les pièces en enfilade et conduit à l'ancienne cantine au sud. Il est décoré de lambris à panneaux moulurés. Au nord, un escalier avec départ sculpté de volutes et balustres tournés donne accès à l’étage. Sur l’élévation est, quatre pièces en enfilade se succèdent du nord au sud. La première pièce est décorée d’un plafond et de panneaux muraux stuqués, de lambris d’appuis, d’un parquet en marqueterie et présente les vestiges brisés d'une cheminée en marbre vert autrefois surmontée d'un miroir. La seconde pièce est revêtue d’un parquet en marqueterie, de lambris d’appui et ornée d’une rosace en stuc au plafond. Elle présente les vestiges d’une cheminée en marbre blanc sur le mur oriental, aujourd’hui disparue. La troisième pièce est habillée de lambris à panneaux et d’un parquet en marqueterie. La dernière pièce, au sud, ouvre sur le jardin d’hiver au moyen de trois portes-fenêtres en plein cintre. Elle est revêtue d’un parquet à bâtons-rompus et de lambris de demi-revêtement moulurés d’inspiration Renaissance et équipée d’une cheminée d’angle massive avec manteau en bois sur colonnettes cannelées et plaque de cheminée en fonte.

Les bâtiments annexes

Les dépendances, qui commandent l’entrée de la propriété au nord-est et sont appuyées sur le mur d’enceinte en moellons de grès, se composent de la loge du gardien, de la remise à véhicules, de l’écurie et d’un pigeonnier. La loge du gardien est construite en maçonnerie enduite et en pan-de-bois pour la partie supérieure, sur un soubassement en blocs de grès assisés. Le pignon sud-ouest en léger encorbellement est fermé de planches découpées de motifs géométriques. Elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage en surcroît sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Son élévation ouest est protégée d’un auvent sur poteaux en bois.

La remise à véhicules et l’écurie, de plan rectangulaire et disposées en retour d’équerre, comportent un rez-de-chaussée et un étage en surcroît en pan-de-bois et essentage de planches ajourées sous un toit à longs pans avec tuiles mécaniques et grande croupe. L’élévation antérieure, percée d’une porte avec encadrement en bois et de deux portes piétonnes, est protégée par un auvent débordant. Devant la remise et l’écurie, le sol est pavé. A l’intérieur de l’écurie, le plafond est soutenu par un poteau circulaire médian en fonte et sous-poutre en bois. Les vestiges des quatre stalles sont encore visibles. Les mangeoires encore en place présentent, dans leur partie supérieure, un décor de céramique blanche et bleue. Le pigeonnier qui flanque l’écurie sur son élévation antérieure se présente sous la forme d’une tourelle octogonale en pan-de-bois et maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès à bossage rustique. Le dernier niveau est exécuté en bois et présente un léger encorbellement sous un toit polygonal couvert d’ardoises et sommé d’un épi de faîtage.

La buanderie et les serres sont également appuyées sur le mur d’enceinte, le long de la rue de la République. Édifiée en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès assisés, la buanderie se présente sous la forme d’un pavillon de plan carré comportant un rez-de-chaussée et un étage en surcroît sous un toit à longs pans avec demi-croupes et tuiles mécaniques. Les pignons sont fermés de planches à claire-voie. Les baies en arc segmentaire en briques sont encadrées de grès avec appuis saillants. Les serres qui flanquent la buanderie à l’est ne subsistent qu’à l’état de vestiges. Elles présentent un plan rectangulaire, de part et d’autre d’un pavillon central plus élevé. Leur armature métallique repose sur un muret en briques.

Genre d'industriel
Appellations Villa Bois Fleuri
Parties constituantes non étudiées conciergerie, remise, écurie, pigeonnier, buanderie, serre
Dénominations maison
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Guebwiller
Adresse Commune : Guebwiller
Adresse : 251 rue de la République
Cadastre : 2018 27 130

En 1859, Charles Bourcart se porte acquéreur d'un terrain paysager agrémenté d'une maison et d'une boutique qu'il fait démolir pour y construire, en 1861, une demeure au cœur d'un parc (étudié, IA68001414). En 1891, la villa est la proie d’un incendie. Charles Bourcart fait reconstruire l’édifice en l’agrandissant au sud. Les plans de reconstruction sont livrés par l’architecte F. Stehlin.

Après le décès de Charles Bourcart en 1909, la propriété passe aux mains de son fils Daniel. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, elle est acquise par Henri Weber, un entrepreneur puis, en 1934, par Adolphe Grossmann (1883-1952), un architecte strasbourgeois. Avec son épouse, ce dernier y fonde une maison de cure et de convalescence pour enfants à la santé fragile qu’il nomme le Bois Fleuri. L’établissement fonctionne de 1934 à 1961.

Le 30 juin 1961, le domaine du Bois Fleuri est vendu à la Société NSC-Schlumberger (Nosoco). En 1968, l'entreprise réalise, dans le prolongement sud-ouest de la villa et selon les plans de l’architecte Jean Chomel (1919-2007), une extension sur deux niveaux abritant la cantine de l'usine située à proximité. Depuis 2006, le site est inoccupé et laissé à l'abandon.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1861, daté par source
1891, daté par source
1968, daté par source
Auteur(s) Auteur : Bourcart Charles,
Charles Bourcart (1828 - 1909)

Industriel du textile à Guebwiller (Haut-Rhin).


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auteur commanditaire, attribution par source
Auteur : Stehlin F., architecte, attribution par source
Auteur : Chomel Jean, architecte, attribution par source

Le domaine du Bois Fleuri se compose de la villa, d’une dépendance avec loge de portier, remise à véhicules, écurie et pigeonnier à l’entrée nord-est de la propriété, d’une buanderie avec serres le long du mur d’enceinte et d’un vaste parc paysager (étudié, IA68001414).

Édifiée en maçonnerie enduite sur des assises en blocs de grès, la demeure comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans et croupes brisés couvert de tuiles en écaille vernissées pour le brisis et de zinc pour le terrasson avec lanterneau en partie centrale. La tour à l’ouest et la tour d’escalier au nord comptent un niveau supplémentaire. Elles sont couronnées d’un toit en pavillon couvert de tuiles en écaille. L’élévation nord est décorée d’un blason aux armes de la famille Bourcart.

La villa est prolongée par la cantine édifiée par la Société NSC-Schlumberger (Nosoco). Adoptant un plan rectangulaire, cette dernière extension se compose d’un étage de soubassement et d’un rez-de-chaussée surélevé exécutés en béton armé.

Les décors intérieurs de la villa sont partiellement conservés au rez-de-chaussée et se composent de lambris à panneaux moulurés, de plafonds et de panneaux muraux stuqués, de parquets en marqueterie, des vestiges de cheminées en marbre et d’une cheminée d’angle avec manteau en bois sur colonnettes cannelées et plaque de cheminée en fonte.

La loge du gardien est construite en maçonnerie enduite et en pan-de-bois pour la partie supérieure, sur un soubassement en blocs de grès assisés. Le pignon sud-ouest est fermé de planches découpées de motifs géométriques. Elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé et un étage en surcroît sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. La remise à véhicules et l’écurie, de plan rectangulaire, comportent un rez-de-chaussée et un étage en surcroît en pan-de-bois et essentage de planches ajourées sous un toit à longs pans avec tuiles mécaniques et grande croupe.

La buanderie est édifiée en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès assisés. Adoptant un plan carré, elle comporte un rez-de-chaussée et un étage en surcroît sous un toit à longs pans avec demi-croupes et tuiles mécaniques.

Murs grès maçonnerie enduit
béton béton armé
pan de bois essentage de planches
Toit tuile plate à glaçure plombifère, zinc en couverture, tuile en écaille, tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier, plan carré régulier
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît, sous-sol, étage en surcroît
Couvertures toit à longs pans brisés lanterneau
toit en pavillon
toit à longs pans croupe
demi-croupe
Techniques décor stuqué
menuiserie
Représentations blason, symbole personnel ornement géométrique
Précision représentations

Le blason de la famille Bourcart orne l'élévation nord de la villa. Il se compose d'un médaillon couronné d'un cimier à lambrequins avec une coquille à la base. L'écu est partitionné en quatre quartiers portant une tout crénelée sur fond uni en 1 et 4 et un oiseau volant sur fond strié en 2 et 3.

Statut de la propriété propriété d'une société privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme
Jérôme Raimbault

Chercheur au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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