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Maison d’industriel dite Villa Haren

Dossier IA68009574 réalisé en 2018

Fiche

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2018 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La présentation de l'historique de cette villa d'industriel donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm.

Appellations Villa Haren
Parties constituantes non étudiées buanderie, écurie, fenil, parc, fabrique de jardin, cour
Dénominations maison
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Soultz-Haut-Rhin
Adresse Commune : Wuenheim
Adresse : 7 rue Principale
Cadastre : 2019 01 59

Implantation originelle

La villa Haren est implantée sur la rive gauche du ruisseau dit Wuenheimer bach, à l’est du centre historique du hameau de Wuenheim, devenu commune en 1832. Elle est édifiée sur un pré de fauche et de pâture bordé au nord par le chemin communal de Soultz, actuelle rue Principale, et au sud par le ruisseau. Au sud de celui-ci, se déploie un vaste terrain planté de vignes, dénommé Schimmelhau. Avec une autre villa de la famille Haren édifiée au 1 rue Principale dans un parc planté de conifères (étudiée, IA68009573), elle marque l’entrée orientale du village de Wuenheim.

Développement du site

En 1860, les Ets Philippe Haren Fils, installés à Wintzenheim (Haut-Rhin) depuis 1830, créent une fonderie en tous métaux sur un terrain situé au nord de l’église de Wuenheim. Vers 1870, l’un de ses dirigeants, vraisemblablement Édouard Haren, fait bâtir une demeure avec dépendances environnée d’un parc aux confins nord-est du ban communal du village. Une seconde villa est édifiée vers le milieu des années 1880 au n° 7 de la rue Principale, quelque peu en amont, par l’un de ses frères. Celle-ci est attestée par une carte levée vers 1885 et le millésime 1886 figure sur le massif maçonné enserrant la cuve de la buanderie.

Fortement endommagée par les bombardements de la Première Guerre mondiale, la fonderie de Wuenheim n’est pas reconstruite. Les Ets Haren cèdent à la Ville de Guebwiller une partie de leur créance sur l’État provenant de leurs dommages de guerre (convention du 18 juillet 1929) et concentrent leurs activités au sein de leur usine de Wintzenheim. La date de cession de la villa par la famille Haren est inconnue. Au moins trois propriétaires s’y sont succédés depuis lors.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Dates 1886, porte la date

La propriété est délimitée par une clôture en fer forgé reposant sur un mur-bahut en grès et commandée par un portail à deux vantaux en fer forgé. Un petit parc, le long de la clôture, est agrementé d’une fabrique de jardin en bois découpé.

Établie en cœur de parcelle, la villa est de plan rectangulaire. Elle comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit à longs pans et croupes brisés couvert d’ardoises sur le brisis et de tuiles mécaniques sur le terrasson. Bâtie en maçonnerie enduite, elle présente une élévation antérieure ordonnancée à trois travées avec porte d’entrée précédée d’un escalier en grès à deux volées convergentes et surmontée d’un balcon avec garde-corps à balustres en grès. L’édifice est orné d’un bandeau d’étage et d’un cordon en grès et cantonné de chaînes d’angle à refends au rez-de-chaussée, à tables à l’étage, traitées en enduit. Les baies rectangulaires sont encadrées de grès et équipées de garde-corps en fonte d’un modèle identique à celui mis en œuvre à l’étage de la villa Haren située au 1 rue Principale.

Deux dépendances sont établies en fond de parcelle, le long du cours du ruisseau. Celle de gauche accueille les écuries, le fenil en comble et la buanderie. Édifiée en maçonnerie enduite, elle comporte un rez-de-chaussée et un comble à surcroît essenté de planches découpées de motifs géométriques au nord. L’ensemble est couvert d’un toit à longs pans et tuiles mécaniques. La buanderie conserve sa cuve enserrée dans un massif maçonné qui porte le millésime 1886. La seconde dépendance, à droite, est de même facture : maçonnerie enduite, comble à surcroît essenté de planches découpées de motifs géométriques, toit à longs pans et tuiles mécaniques.

Murs maçonnerie enduit
essentage de planches
Toit ardoise, tuile mécanique
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans brisés croupe brisée
toit à longs pans
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme