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Moulin à farine, à tan, à foulon et filature de Sarre-Union, actuellement maison

Dossier IA67005955 réalisé en 1994
Appellations moulin de Sarre-Union
Destinations filature, maison
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bief de dérivation, bâtiment d'eau, logement
Dénominations moulin à farine, moulin à tan, moulin à foulon
Aire d'étude et canton Sarre-Union - Sarre-Union
Hydrographies Sarre dérivation de la
Adresse Commune : Sarre-Union
Adresse : 7 chemin de la Sarre
Cadastre : 2003 16 2 à 7

Ce site comprenait trois moulins distincts. Sur la rive gauche du bief de dérivation, se trouvait un moulin à tan, utilisé pour broyer les écorces de chêne. En face, sur la rive droite, étaient établis un moulin à farine ainsi qu'un moulin à foulon, voué au nettoyage et au dégraissage des étoffes. Le moulin à farine, propriété du Duc de Lorraine, est attesté dès 1630. Au moment de la Révolution, il est saisi et vendu comme bien national. En 1809, il est équipé de meules en pierre provenant de Champagne-Ardenne. Il peut alors moudre 1000 kg de farine par jour. Au milieu du 19e siècle, ses ouvrages régulateurs, cités dans un procès verbal de récolement du 24 août 1854, consistent en un déversoir en pierre établi en amont du moulin, d'une longueur de 156 mètres, et une vanne de décharge qui sert aussi de vanne de flottage. Installée entre les vannes motrices du bâtiment d'eau, elle présente une largeur libre de 2,50 mètres. A cette époque, le moulin à tan est détenu, en indivision, par six tanneurs de la région qui y produisent le tan nécessaire à leur industrie. Le moulin à foulon se voit adjoindre une activité de filature. Il cesse toutefois d'être exploité à la fin du 19e siècle. En 1902, le moulin à farine est réglementé. A la veille de la Première Guerre mondiale (1913 ?) l'édifice est transformé. Les deux niveaux de combles sont convertis en étages carrés, couronnés d'un toit plat. Ces travaux correspondent à une première phase de mécanisation du moulin. Durant l'entre deux guerre, le bâtiment est rehaussé de deux étages de comble. En 1938, la capacité d'écrasement s'élève à 7500 quintaux de blé et le contingent est fixé à 4240 quintaux. Le moulin à farine cesse définitivement son activité en 1963. Il est alors équipé de trois broyeurs à cylindres, d'un plansichter et de machines dédiées au nettoyage du grain. L'ensemble de cet équipement est déposé en 1979, au moment de la transformation de l'édifice en habitation. £ Le cadastre napoléonien de 1841 figure une roue hydraulique pour chacun des trois établissements présents sur le site. Un plan de 1860 révèle que le moulin à farine a été doté de trois roues tandis que le moulin à tan et le moulin à foulon sont toujours actionnés au moyen d'un seul tournant. En 1954, deux roues à structure métallique sont mises en place. Elles sont toujours présentes. Il s'agit de roues ""en dessous"" à aubes. Celle disposée au centre du bâtiment d'eau, qui actionnait le moulin à farine, est constituée de quatre couronnes circulaires. Elle présente une largeur de 2,27 mètres et un diamètre de 4,40 mètres. La seconde, établie sur le pignon oriental du moulin à tan, présente une largeur de 0,73 mètre et un diamètre de 5,00 mètres.

Période(s) Principale : milieu 17e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle
Dates 1630, daté par source ; daté par travaux historiques

Les anciens moulins à tan, à farine et à foulon sont installés de part et d'autre du bief de dérivation de la Sarre sur lequel un bâtiment d'eau a été aménagé. La vantellerie comporte deux vannes motrices et trois vannes de décharge. Une passerelle permet de passer d'une rive à l'autre. En amont se trouve un déversoir en pierre. L'ancien moulin à tan, sur la rive gauche, est réalisé en maçonnerie enduite. Il compte un étage carré couvert d'un toit à deux pans et deux croupes avec tuiles plates. Sur l'autre rive, l'ancien moulin à farine se présente sous la forme d'un bâtiment à deux étages carrés et deux étages de combles, couronné d'un toit à longs pans avec croupes. Il est couvert de tuiles mécaniques. Les élévations en maçonnerie enduite sont percées de baies ornées d'encadrements en grès. Le bâtiment est flanqué, au nord, du moulin à foulon. Comportant deux étages carrés, cette construction en maçonnerie enduite est dotée d'un toit à deux pans et couvert en tuiles mécaniques. Le soubassement et les chaînes d'angle de ces deux édifices accolés sont réalisés en pierre de taille. Il ne reste rien des anciens équipements.

Murs grès
enduit
maçonnerie
Toit tuile mécanique, tuile plate
Étages 2 étages carrés, 2 étages de comble
Couvertures toit à longs pans
toit à deux pans
croupe
Énergies énergie hydraulique
roue hydraulique verticale
Typologies chaîne d'angle
États conservations établissement industriel désaffecté

Les deux roues hydrauliques verticales sont le témoignage de la substitution de structures métalliques aux anciennes roues en bois et de leur confection artisanale. Retour terrain en 2005.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables machines énergétiques
(c) Inventaire général - Hauss Alain - Bardout Michèle - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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