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Moulin à farine, puis usine de petite métallurgie Redler & Latscha, puis Latscha & Cie, puis Charles Latscha, puis Latscha & Cie, puis Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, puis ATOMEC, dite « usine du haut »

Dossier IA68009547 réalisé en 2017

Fiche

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2017 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La synthèse ci-dessous, qui précise l'historique de l'usine et sa description, donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm et la cartographie du site par Abdessalem Rachedi. Pour l'identification des bâtiments, se reporter ainsi au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196801016NUDA).

HISTORIQUE

Réaffectation d'un site protoindustriel

En 1835, François-Antoine Latscha (1808-1836), son père Mathias (1782-1857) et un associé font l’acquisition, auprès du meunier Pierre Schwary, d’un moulin pour moudre le grain, équipé de deux tournants et établi au lieu-dit Jungholtzermühle. Cet établissement, propriété du seigneur de Schauenbourg avant la Révolution, est exploité en 1773 par André Widman (ou Widemann). Lors de sa cession en 1835, Pierre Schwary, qui exploite un second moulin et une huilerie fondés vers 1770 immédiatement en amont, se protège de toute concurrence en faisant stipuler dans l’acte notarié que l’immeuble sera converti en établissement industriel et ne pourra plus, dans l’espace de 25 ans, être transformé en moulin et huilerie. Les locaux existants sont transformés pour servir à l’activité de construction mécanique qu’y développent leurs nouveaux propriétaires.

Implantation originelle

Le moulin acquis par François-Antoine Latscha, son père et leur associé est établi au nord et à l’écart du hameau de Jungholtz qui dépend alors de la commune de Soultz. Implanté sur la rive gauche du Rimbach, sur le ban de Rimbach-près-Guebwiller, il est mis en mouvement par les eaux de la rivière au moyen d’un canal de dérivation dénommé canal des usines qui suit le bas du versant septentrional de la vallée, sur plus de 800 m. Le long de son parcours, il alimente un foulon implanté peu après la prise d’eau sur la rivière, un moulin et une huilerie situés immédiatement en amont de la nouvelle usine et une papeterie, sise 350 m en aval.

Tout au long de leur tracé, le cours d’eau et le canal de dérivation qui lui est parallèle sont bordés, de part et d’autre, de prés de fauche et de pâture et dominés au nord par le versant boisé de la montagne. Le moulin est desservi par un chemin d’accès qui enjambe le cours du Rimbach et débouche sur le chemin vicinal reliant Rimbach-près-Guebwiller à Soultz.

Développement du site

En 1835, François-Antoine Latscha, son père Mathias, contremaître de filature à Guebwiller et Jacques Redler, blanchisseur de toiles à Soultz, fondent un atelier de construction spécialisé dans la fabrication de broches à filer, boulons, collets, crapaudines au sein d’un ancien moulin. L’établissement est exploité sous la raison sociale Redler & Latscha. La mort de François-Antoine Latscha, dès 1836, met fin à la société en nom collectif. En 1840, l’établissement est entre les mains de Mathias Latscha et de son fils Charles (1812-1883) sous le nom de Latscha & Cie. A cette date, le nombre d’ouvriers est modeste. Quatre ajusteurs sont employés sur le site qui se compose d’un bâtiment principal contenant un logement et deux ateliers de fabrication de broches (A), d’une chute d’eau de 4,33 m, d’un petit bâtiment adossé au précédent et servant d’aiguiserie, d’un autre bâtiment contenant une petite forge, une remise, une grange, une écurie et un logement (B). La production se développe et un atelier spécialement destiné à la fabrication des broches et ailettes pour continus et cylindres de pression est aménagé. L’effectif passe de 40 ouvriers en 1852 à 90 en 1858.

En 1856, l’établissement est équipé d’une machine à vapeur qui nécessite la construction d’une centrale de production d’énergie sur l’élévation sud des ateliers (disparue). La même année, une aiguiserie de broches, qui prend le nom de « die Schliff » (étudiée, IA68009545), est fondée en amont de Jungholtz, au lieu-dit Bachmatten. Après la mort de Mathias Latscha en 1857, la raison sociale de l’établissement devient Charles Latscha. En 1860, une nouvelle unité de production pour les broches, ailettes et crapaudines des bancs de préparation voit le jour sur le site, vraisemblablement sous la forme d’un atelier en rez-de-chaussée et couvert de trois travées de longs pans (C). D’autres ateliers et magasins sont édifiés par la suite, de sorte qu’en 1878, l’usine se déploie selon un plan en U délimitant une cour d’usine dans laquelle se dresse la maison d’habitation (B), bientôt reconvertie en bureaux. Un logement d’employé (G) complète le site au sud-ouest, de l’autre côté du cours du Rimbach.

En 1880, la firme Charles Latscha se lance dans la production de la broche Rabbeth, ce qui développe considérablement ses affaires. Après le décès de Charles Latscha en 1883, ce sont deux de ses fils, Henri (1844-1897) et Edouard II (1848-1905) qui dirigent l’entreprise. De nouveaux ateliers de fabrication en rez-de-chaussée (D), sont édifiés au nord-ouest du site. Vers 1890, on décide de la construction, sur des prés situés en aval de l’usine, de nouvelles écuries avec remise (M) et d’un logement d’ouvriers (étudié, IA68009543). En 1895, une nouvelle fonderie (E) pour petites pièces s’avère nécessaire. Les plans en sont dressés par l’architecte colmarien François-Xavier Kreyer (1860-1915) qui a épousé Marie-Henriette Latscha, la nièce des deux dirigeants. En 1897, l’établissement devient une société en commandite par actions sous la raison sociale Latscha & Cie, avec Édouard II Latscha à sa tête. La même année, elle procède à l’acquisition de la filature Lang implantée dans le bas du village (étudiée, IA68009546). L’entreprise compte dès lors trois sites de production dans la commune : le site originel que l’on désigne désormais sous le nom d’ « usine du haut », l’aiguiserie appelée « die Schliff » et l’ancienne filature appelée « usine du bas ».

En 1900, une nouvelle fonderie (F) est construite dans le prolongement sud de celle construite en 1895 (E) nécessitant la démolition de bâtiments existants. L’auteur n’en est pas connu avec certitude mais il s’agit vraisemblablement de l’architecte François-Xavier Kreyer. A la même époque, une buanderie (J) et un hangar à bois (L) sont construits de part et d’autre des nouvelles écuries (M). En 1903, la société Latscha & Cie change de dirigeants. Ce sont désormais Henri III (1877-1912) et Paul Latscha (1879-1928), les deux fils d’Henri et neveux d’Édouard II, qui en prennent la tête. Ce dernier quitte l’entreprise et signe une clause de non-concurrence pour dix ans. En revanche, ses fils, privés d’emploi dans l’entreprise de Jungholtz, décident de créer une nouvelle usine à Soultz (étudiée, IA68009563).

En 1907, l’usine « die Schliff » est vendue et transformée en tissage. Au cours de la Première Guerre mondiale, l’« usine du haut » est la proie de bombardements occasionnant d’importants dégâts. Une partie de son matériel est déménagée à Mulhouse et elle fait face à des réquisitions de matériel et de matières premières. En 1920, la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Mulhouse (S.A.C.M.) acquiert le site ainsi que l’ « usine du bas », pour y fabriquer des pièces de machines de tissage et de filature. D’importants travaux de remise en état sont menés au cours de l’année 1923. Des broches y sont alors produites.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’établissement est réquisitionné. Les Allemands modernisent le parc de machines, devenu obsolète. La production est partiellement réorientée vers la fabrication d’aiguillages manuels. Après la guerre, la S.A.C.M.-Mulhouse reprend ses productions de broches, ailettes, cylindres à continus, bras de pression, crics, roues dentées et crémaillères dans ses deux usines de Jungholtz. En 1962, un hangar industriel (K) est construit sur le site, au nord-ouest des anciennes écuries qui accueillent désormais un réfectoire dans leur partie postérieure.

L’usine est exploitée jusqu’en 1979, date de sa fermeture. Le site est alors scindé en deux entités. Les bâtiments de production, au nord, sont réinvestis par l’entreprise ATOMEC qui produit des engrenages et des roues dentées tandis que les bâtiments annexes et le foncier attenant sont acquis par la société de BTP SOGETRAB. Au cours des années 1980, les anciens bâtiments (magasins et ateliers) implantés à l’est du site, en pied de versant, sont progressivement démolis pour laisser place à de nouvelles constructions (I). La société ATOMEC a définitivement quitté les lieux en mai 2016. La société SOGETRAB occupe toujours l’emprise méridionale du site et notamment le hangar industriel bâti en 1962 (K), les anciennes écuries (H) et la buanderie (J) où elle a installé ses bureaux.

Sources d’énergie

A ses débuts, l’atelier de construction Latscha & Cie est mis en mouvement par une roue hydraulique à augets en-dessus, qui vient remplacer les roues à aubes en-dessous du vieux moulin. En 1853, elle développe une force de 32 ch. En 1856, l’usine est équipée d’une machine à vapeur d’une puissance de 4 ch, autorisée par arrêté préfectoral du 3 novembre 1856.

DESCRIPTION

Les bâtiments de l’ancienne usine de petite métallurgie Latscha & Cie dite « usine du haut » se déploient selon un axe nord-ouest/sud-est, de part et d’autre du cours du Rimbach. Au nord, les constructions s’organisent autour d’une cour d’usine avec, du nord au sud, les ateliers de fabrication initiaux (A) prolongés à l’ouest par deux ateliers de fabrication en rez-de-chaussée (C, D), la maison d’habitation reconvertie en bureaux (B), des ateliers de fabrication (I), un hangar industriel (H), l’ancienne fonderie (E), la nouvelle fonderie (F) et le logement d’employé (G). Au sud, se dressent un hangar industriel (K), la buanderie (J), les écuries (M) et le hangar à bois (L).

Les ateliers de fabrication initiaux (A), de plan rectangulaire, résultent de deux campagnes de construction. Ils se composent d’un bâtiment originel, présent sur le site dès 1835, mais étendu au nord-est et rehaussé d’un étage par la suite. Édifiés en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès bouchardé, ils comprennent deux étages carrés sous deux travées de toits à longs pans accolées, couvertes de tuiles mécaniques. Les murs-pignons postérieurs sont ajourés de quatre travées de baies avec linteaux en arc segmentaire et appuis saillants en grès. L’élévation nord est rythmée de sept travées d’ouvertures rectangulaires encadrées de grès au premier étage et en arc segmentaire au second.

La maison d’habitation reconvertie en bureaux (B), de plan rectangulaire, est bâtie en maçonnerie enduite et comporte un étage carré sous un toit à longs pans avec demi-croupe à l’ouest et tuiles mécaniques. L’élévation antérieure est percée de six travées d’ouvertures rectangulaires avec encadrements en grès. L’élévation postérieure est partiellement flanquée, à l’étage, d’une galerie essentée de planches et reposant sur des poteaux en bois.

Les ateliers de fabrication en rez-de-chaussée et élevés en maçonnerie enduite (C, D), qui s’étendent dans le prolongement occidental des ateliers initiaux (A), correspondent à deux campagnes de construction. Le plus ancien (C), à l’est, comporte trois travées de longs pans accolées. Le plus récent (D) en compte cinq, d’inégal développement. L’ensemble est couvert de tuiles mécaniques et les versants nord des toitures sont partiellement vitrés. Le soutènement intérieur est assuré par des rangées de poteaux circulaires en fonte sur lesquels reposent des sous-poutres et une charpente en bois.

La fonderie (E), en rez-de-chaussée avec charpente en bois apparente, est de plan rectangulaire. Élevée en maçonnerie enduite sous un toit à longs pans avec tuiles mécaniques, elle est flanquée au sud d’une extension qui abrite aujourd’hui un transformateur électrique. L’élévation occidentale est ajourée de cinq grandes baies toute hauteur en plein cintre avec châssis métalliques, encadrements en briques et appuis saillants en enduit. L’élévation nord est rythmée de cinq grandes baies en arc segmentaire avec encadrements de briques. La nouvelle fonderie (F), qui lui est accolée au sud, est une construction de grand développement, en maçonnerie enduite et pignons essentés de planches, qui pourrait avoir fait l’objet d’un rehaussement comme semblent l’indiquer les chevrons conservés dans la maçonnerie de l’élévation occidentale. Adoptant un plan rectangulaire, le bâtiment forme un vaste vaisseau avec charpente apparente en bois renforcée de tirants métalliques supportant un toit à longs pans couvert de tuiles mécaniques. L’élévation occidentale est ajourée de six grandes baies en plein cintre avec châssis métalliques au rez-de-chaussée et de six ouvertures semi-circulaires en partie supérieure. A l’est, le bâtiment est flanqué d’une extension couverte d’un toit en appentis avec tuiles mécaniques.

Les ateliers de fabrication (I), qui se déploient selon un plan rectangulaire en pied de versant, sont édifiés en maçonnerie enduite. Bâtis en rez-de-chaussée, ils sont couverts d’un toit à longs pans avec tôles ondulées en ciment amiante. Le hangar industriel (H), au nord-ouest de l’entrée du site, est de plan rectangulaire. Édifié en rez-de-chaussée avec une structure porteuse en bois et essentage de planches en partie supérieure, il est couvert d’un toit à longs pans avec tuiles mécaniques. Le logement d’employé (G), établi en bordure de la rue de Rimbach, comporte un sous-sol et un rez-de-chaussée surélevé sous un toit à longs pans avec tuiles mécaniques. Bâti en maçonnerie enduite sur un soubassement en appareil de grès, il est orné de chaînes d’angle régulières en grès sur son élévation antérieure et flanqué au sud d’une véranda. Les baies sont rectangulaires avec encadrements en grès.

Au sud du site se concentrent des bâtiments annexes. Le hangar industriel (K) est constitué d’une charpente métallique en treillis supportant un toit à longs pans couvert de tôles ondulées en ciment amiante. La buanderie (J) est une construction en rez-de-chaussée sous un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Édifiée en maçonnerie enduite, elle est ajourée de baies rectangulaires encadrées de grès. Les anciennes écuries de l’usine avec remise (M), de plan rectangulaire allongé, comportent un rez-de-chaussée en maçonnerie enduite et un comble à surcroît essenté de planches à couvre-joints. Couvert d’un toit à longs pans avec tuiles mécaniques, l’édifice est prolongé au nord-ouest par un large auvent reposant sur des poteaux circulaires en fonte. Les murs-gouttereaux sont percés de baies en arc segmentaire avec encadrements associant briques et grès. Le mur-pignon sur rue est percé en partie supérieure de deux baies cintrées avec décor de briques et d’une baie en plein cintre aujourd’hui rebouchée. Le hangar à bois (L), de plan rectangulaire, présente une structure porteuse en bois. Ouvert au rez-de-chaussée à l’ouest, il est essenté de planches à motifs géométriques découpés pour le comble à surcroît et couvert d’un toit à longs pans avec tuiles mécaniques.

Appellations Redler & Latscha , Latscha & Cie , Charles Latscha , Société Alsacienne de Constructions Mécaniques , ATOMEC , usine du haut
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, hangar industriel, fonderie, logement, buanderie, écurie, cour, bief de dérivation, transformateur
Dénominations moulin à farine, usine de petite métallurgie
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Soultz-Haut-Rhin
Hydrographies Rimbach (dérivation du)
Adresse Commune : Jungholtz
Adresse : 28 à 30 rue de Rimbach
Cadastre : 2019 01 122, 126 à 134, 151 à 153

En 1835, un atelier de construction mécanique est fondé sur le site par Mathis et François-Antoine Latscha en lieu et place d’un moulin. Après 1840, la production se développe et un nouvel atelier voit le jour. En 1856, l’établissement est équipé d’une machine à vapeur. En 1860, une nouvelle unité de production est construite vraisemblablement sous la forme d’un atelier en rez-de-chaussée. D’autres ateliers et magasins sont édifiés par la suite, de sorte qu’en 1878, l’usine se déploie selon un plan en U délimitant une cour d’usine.

Après le décès de Charles Latscha en 1883, de nouveaux ateliers de fabrication en rez-de-chaussée sont édifiés au nord-ouest du site. Vers 1890, on décide de la construction de nouvelles écuries avec remise et d’un logement d’ouvriers (étudié, IA68009543). En 1895, une nouvelle fonderie s’avère nécessaire. Les plans en sont dressés par l’architecte colmarien François-Xavier Kreyer (1860-1915). En 1900, une nouvelle fonderie est construite vraisemblablement par le même architecte.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’«usine du haut» est la proie de bombardements occasionnant d’importants dégâts. En 1920, la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Mulhouse (S.A.C.M.) acquiert le site pour y fabriquer des pièces de machines de tissage et de filature. D’importants travaux de remise en état sont menés au cours de l’année 1923.

En 1962, un hangar industriel est construit sur le site, au nord-ouest des anciennes écuries. L’usine est exploitée jusqu’en 1979, date de sa fermeture. Le site est alors scindé en deux entités. Les bâtiments de production, au nord, sont réinvestis par l’entreprise ATOMEC qui produit des engrenages et des roues dentées tandis que les bâtiments annexes et le foncier attenant sont acquis par la société de BTP SOGETRAB.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1835, daté par source
1856, daté par source
1860, daté par source
1895, daté par source
1900, daté par source
1962, daté par source
Auteur(s) Auteur : Latscha Mathias,
Mathias Latscha (1782 - 1857)

Industriel établi à Jungholtz (Haut-Rhin).


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Auteur : Latscha François-Antoine,
François-Antoine Latscha (1808 - 1836)

Industriel établi à Jungholtz (Haut-Rhin).


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Auteur : Kreyer François-Xavier,
François-Xavier Kreyer (1860 - 1915)

Architecte établi à Colmar (Haut-Rhin) et actif à la charnière des 19e et 20e siècle.


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Le site se compose de bâtiments d’époques différentes, construits en maçonnerie enduite et couverts d’un toit à longs pans avec couverture en tuiles mécaniques pour la grande majorité d’entre eux. Pour leur identification, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196801016NUDA).

Les ateliers de fabrication initiaux (A), de plan rectangulaire, comprennent deux étages carrés. La maison d’habitation reconvertie en bureaux (B), de plan rectangulaire, compte un étage carré et se signale par une demi-croupe en toiture. Les ateliers de fabrication (C et D) se déploient en rez-de-chaussée. La première fonderie (E) est construite en rez-de-chaussée. La seconde (F), qui lui est accolée au sud, est une construction de grand développement, avec pignons essentés de planches. Adoptant un plan rectangulaire, le bâtiment forme un vaste vaisseau. A l’est, il est flanqué d’une extension couverte d’un toit en appentis. Les ateliers de fabrication de construction récente (I) sont bâtis en rez-de-chaussée. Ils sont couverts de tôles ondulées en ciment amiante. Le hangar industriel (H) est de plan rectangulaire. Il est édifié en rez-de-chaussée avec une structure porteuse en bois et essentage de planches en partie supérieure. Le logement d’employé (G) comporte un sous-sol et un rez-de-chaussée surélevé.

Au sud du site se concentrent des bâtiments annexes. Le hangar industriel (K) en charpente métallique présente une couverture de tôles ondulées en ciment amiante. La buanderie (J) est une construction en rez-de-chaussée. Les anciennes écuries de l’usine avec remise (M), de plan rectangulaire allongé, comportent un rez-de-chaussée et un comble à surcroît essenté de planches à couvre-joints. Le hangar à bois (L), de plan rectangulaire, présente une structure porteuse en bois. Ouvert au rez-de-chaussée à l’ouest, il est essenté de planches à motifs géométriques découpés pour le comble à surcroît.

Murs maçonnerie enduit
essentage de planches
pan de fer
pan de bois
Toit tuile mécanique, ciment amiante en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, 2 étages carrés, comble à surcroît, 1 vaisseau
Couvertures toit à longs pans demi-croupe
appentis massé
Énergies énergie hydraulique produite sur place
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • RISACHER, Bertrand. Les mutations successives d'un espace enclavé et déshérité : industrialisation et désindustrialisation dans la vallée du Rimbach du XVIIIe siècle à nos jours. Thèse de doctorat soutenue à l'Université de Haute Alsace, Mulhouse, 2010.

  • RISACHER, Bertrand. La famille Latscha de Jungholtz. In Deux siècles d'Industrie Textile dans le Florival. Guebwiller, 2001, t. 1, p. 169-171.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme