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Moulin Gilg, puis filature de coton Jean-Jacques Bourcart et Fils dite usines du Moulin et de l’Ermitage, puis filature de coton Bourcart Fils et Compagnie, puis Filatures et Tissages Bourcart, puis usine de construction mécanique Nicolas Schlumberger et Compagnie, actuellement NSC Groupe

Dossier IA68009508 réalisé en 2014

Fiche

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2014 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La synthèse ci-dessous, qui précise l'historique de l'usine et sa description, donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm, complétée des vues prises au cours de l'enquête par Jérôme Raimbault et la cartographie du site, par Abdessalem Rachedi.

Historique

Réaffectation d’un site protoindustriel

En 1818, Nicolas Schlumberger (1782-1867) fait l’acquisition, auprès de François Joseph Gilg, d’un moulin et de différents bâtiments établis sur un terrain d’une contenance de quatre ha situé pour partie sur le ban de Buhl et pour partie sur celui de Guebwiller. Ce moulin, connu sous le nom de moulin Gilg, a été autorisé par décret impérial du 31 janvier 1813 et compte quatre tournants. Nicolas Schlumberger reconvertit les locaux de production composés de deux corps de bâtiment agencés selon un plan en L et y installe une filature en gros. Un bassin de retenue est alors aménagé sur place.

Implantation originelle

Le moulin Gilg et ses dépendances, acquis par Nicolas Schlumberger, sont établis à l’écart de toute habitation, hors les murs de la ville de Guebwiller, à la limite des bans communaux de Guebwiller et de Buhl. Implanté sur la rive droite de la Lauch, l'établissement est mis en mouvement par les eaux dérivées de la rivière au moyen d’un canal d’amenée percé par François Joseph Gilg. Le moulin est établi sur des prés de fauche et à l’est d’un vaste champ cultivé sur lequel est implantée la filature Bourcart en 1852. Au sud-est, de l’autre côté du chemin vicinal reliant Lautenbach à Guebwiller, une vaste parcelle se partage entre forêt et terres cultivées. C’est au sein de cette emprise que Charles Bourcart établit sa résidence connue sous le nom de Bois Fleuri (étudiée, IA68009523). Les constructions les plus proches, édifiées bien en aval du moulin, constituent l’enclos du château d’Angreth qui veille, à distance, sur la porte ouest de la ville de Guebwiller. Le moulin est desservi par le chemin vicinal reliant Lautenbach à Guebwiller qui le borde au sud.

Développement du site

Jean-Jacques Bourcart (1801-1855) est associé à son beau-frère Nicolas Schlumberger au sein de la société Nicolas Schlumberger et Compagnie depuis le décès de son père Jean-Henri en 1820. L’entreprise, florissante, se spécialise dans la filature mécanique et la production de machines textiles au sein de locaux qui ne cessent de s’étendre. Dès 1846, des pourparlers sont cependant engagés entre les deux hommes en vue d’une séparation de leurs activités. Dans un courrier daté du 30 juillet 1848, Jean-Jacques Bourcart indique qu’il est disposé à se retirer « à condition qu’aux frais de la société on lui construisit au Moulin une filature nouvelle à laquelle on ajouterait la chute Grün, avec machine à vapeur, éclairage au gaz, chauffage à la vapeur et un certain nombre de métiers automates… ». En décembre 1849, un partage intervient entre les différents associés de la société Nicolas Schlumberger et Compagnie suite à sa dissolution. Celui-ci donne lieu à plusieurs années de litiges et de procédures qui se soldent, en 1852, par la construction, au profit de Jean-Jacques Bourcart et de ses fils Henri (1824-1902) et Charles (1828-1909), d’une nouvelle filature de coton. Sa conception est due à l’architecte Émile Muller (1823-1889). Elle prend la forme d’un atelier en rez-de-chaussée couvert de sheds, mode constructif novateur qui a fait son apparition en Alsace deux années auparavant (usine de la Dentsche à Mulhouse).

Cet atelier, équipé de 16 000 broches mull jenny, est flanqué dans son angle nord-est, d’une centrale d’énergie avec chaudières, machine à vapeur et cheminée d’usine. Les transmissions sont souterraines. Deux pavillons de plan carré encadrent l’entrée de l’usine. Ils accueillent à gauche, les bureaux (A) et à droite, le logement du directeur prolongé vers l’est par des dépendances de plan rectangulaire allongé. Enfin, au cœur de la cour de l’usine se dresse une maison servant d’école et au nord-est un magasin de coton. Cette nouvelle usine, exploitée sous la raison sociale Jean-Jacques Bourcart et Fils, est connue sous le nom d’usine du Moulin.

En juin 1854, Nicolas Schlumberger cède également à la société Jean-Jacques Bourcart et Fils, la propriété dite de l’Ermitage soit l’ancien moulin Gilg qui se compose alors d’une maison d’habitation, de deux bâtiments contigus à usage de filature en gros, d’un jardin potager, d’une cour, d’un ancien canal, de prés et d’une parcelle de terre labourable. Les surfaces de travail sont reconverties en filature de déchets et la maison d’habitation en atelier de réparation.

Par arrêté préfectoral du 26 août 1857, la société Bourcart Fils et Cie est autorisée à équiper sa nouvelle filature et sa filature de déchets d’un système de chauffage à la vapeur. Au début des années 1860, l’atelier à sheds de la filature de 1852 est prolongé vers le nord.

En 1863, une seconde filature est édifiée sur un terrain composé de prés de fauche entre l’ancien moulin Gilg et la première cité ouvrière construite par la société Jean-Jacques Bourcart et Fils (étudiée, IA68009518). Cette seconde filature équipée de 15 000 broches est connue sous le nom d’usine de l’Ermitage. La production des deux filatures Bourcart est essentiellement destinée aux tissages exploités par le groupe : l’un à Guebwiller édifié en 1867 (étudié, IA 68009510), l’autre à Bâle en Suisse et qui est transféré en 1876 à Soultz (Haut-Rhin) (disparu). En 1887-1889, la filature du Moulin est transformée et équipée de 27 654 broches produites par les Etablissements Dobson et Barlow de Bolton en Grande-Bretagne. En 1892, l’usine de l’Ermitage fait l’objet d’une extension, vers l’ouest. Cette filature, spécialisée dans les numéros fins, est alors la seule en Alsace à filer des cotons jusqu’au numéro 200.

Le 22 mai 1914, l’atelier de fabrication de la filature du Moulin est détruit par un incendie. Sa reconstruction, suspendue du fait de la Première Guerre mondiale, est menée en 1919-1920 par l’entreprise Preiswerk et Cie de Bâle en Suisse sous la forme d’ateliers à sheds (B1 et B2) qui remploient vraisemblablement une partie des murs périphériques d’origine. La maison à usage d’école est reconvertie en bureaux et l’ancien moulin Gilg sert de magasin industriel. En 1928, la filature du Moulin fait l’objet d’une extension (B3) due à l’architecte Adolphe Sautier (1870-1944), puis en 1948, elle est dotée d’une division retordage par la construction d’un atelier dans son angle nord-ouest (B4). Une teinturerie de filés est mise en service en 1951 avec la construction d’un nouveau bâtiment (G) à l’est des ateliers, coiffé de trois sheds. Un nouveau bâtiment est également édifié pour accueillir les turbines hydrauliques.

En 1970, les Filatures et Tissages Bourcart transformés en Société Anonyme en 1953, transfèrent une partie de leurs activités à Altkirch (Haut-Rhin) et procèdent au licenciement de 129 personnes. L’année suivante, ils cèdent les usines du Moulin et de l’Ermitage à l’entreprise Nicolas Schlumberger et Cie qui est à la recherche de surfaces supplémentaires pour sa production de machines textiles. Dès lors, celle-ci se déploie sur trois sites : le siège historique de Guebwiller (étudié, IA68009504), l’usine Marin-Astruc de Buhl (ancienne usine Rogelet, étudiée IA68009532) et le site du Moulin et de l’Ermitage.

L’entreprise Nicolas Schlumberger et Cie entreprend d’importants aménagements sur le site pour répondre aux besoins de son activité. En 1974, l’usine du Moulin est prolongée au nord-est par la construction d’un hall de stockage et d’expédition (C). En décembre 1984, les dépendances de la filature originelle de 1852, situées dans le prolongement du logement du directeur, sont démolies de même que l’ancien moulin Gilg. En 1986, la filature du Moulin, reconvertie en atelier de montage, est augmentée de huit travées de sheds vers l’ouest (B5). Au sud de la teinturerie édifiée en 1951, on construit un atelier de traitement de surface (H) et de nouveaux vestiaires voient le jour. Ces trois chantiers sont conduits par les architectes guebwillerois Jean Finiels (1927-2002) et Georges Thiriet. En 1989, l’atelier de montage est augmenté vers l’ouest de quatre nouvelles travées de sheds (B6). La filature de l’Ermitage est démolie au courant de l’année 1993 (permis de démolir du 21 décembre 1992).

Depuis le début des années 2000, l’activité de production des Ets NSC Groupe est concentrée sur le site du Moulin. Les services administratifs et le bureau d’études encore présents sur le site historique de Guebwiller au moment de l'enquête, sont appelés à rejoindre l’usine du Moulin où l’ancien atelier de traitement de surface est en cours de réaménagement. Ce chantier a donné lieu, au cours de l’été 2013, à la démolition de l’un des deux pavillons édifiés en 1852 et qui encadraient l’entrée de l’usine.

Sources d’énergie

La filature Jean-Jacques Bourcart et Fils est équipée, dès sa construction en 1852, d’une machine à vapeur de système Woolf d’une puissance de 30 CV, alimentée par deux chaudières à vapeur de forme cylindrique à deux bouilleurs et autorisée par arrêté préfectoral du 17 juin 1853. Une turbine hydraulique, établie sur le canal d’amenée de l’ancien moulin Gilg au nord-est de la filature, est attestée en janvier 1854.

En 1857, de nouvelles turbines sont installées dans le prolongement de la centrale d’énergie, au nord-est de l’atelier de filature. En 1858, on procède à l’installation d’une machine à vapeur horizontale d’une puissance de 30 CV pour servir de moteur auxiliaire aux turbines en période de basses eaux. Une seconde machine à vapeur de même puissance est autorisée par arrêté préfectoral du 21 août 1863.

L’usine de l’Ermitage, édifiée en 1863, est équipée de trois chaudières à vapeur de forme cylindrique munies chacune de trois bouilleurs et de deux réchauffeurs et de deux machines à vapeur d’une puissance de 100 CV. Au moment de sa reconstruction au début des années 1920, la filature du Moulin est équipée de deux turbines Schneider et Jacquet de Strasbourg (Bas-Rhin) développant 426 CV.

Description

Les bâtiments qui subsistent de ce vaste ensemble constitué par les usines du Moulin et de l’Ermitage se concentrent sur la partie occidentale de l’emprise manufacturière, essentiellement sur le ban de la commune de Buhl. Ne sont en effet conservées que les constructions de la filature du Moulin qui s’organisent autour de la cour d’usine originelle. Elles se composent du pavillon d’entrée de gauche (A), ultime vestige des constructions initiales, de l’atelier de fabrication reconstruit en 1919-1920 (B1) prolongé au nord et à l’ouest par trois extensions successives et flanqué au nord-est d’un magasin industriel (C), de locaux de service (D), de la chaufferie (E) insérée dans un magasin industriel (F), de l’ancienne teinturerie (G) et d’un atelier de traitement de surface (H). A l’est de cet ensemble se dresse un hangar industriel (I). Pour l'identification des bâtiments, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20186801018NUDA).

Le pavillon d’entrée (A) qui accueillait les bureaux de l’usine au moment de sa fondation, est de plan carré. Édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès bouchardés et assisés, il comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit en pavillon couvert de tuiles mécaniques. L’escalier intérieur est en grès jusqu’au premier étage puis en bois et la charpente est intégralement réalisée en métal. L’édifice est cantonné de chaînes d’angle droites et décoré d’un bandeau de niveau, d’un bandeau d’appui et d’une corniche en grès. Les baies rectangulaires sont encadrées de grès. L’élévation antérieure à quatre travées d’ouvertures est percée en partie médiane de deux portes à encadrement mouluré, surmontées d’un balcon sur poteaux circulaires avec garde-corps en fonte.

L’atelier de fabrication (B) se compose de six espaces accolés. A l’est, se déploient les dix travées de sheds en rez-de-chaussée (B1, B3), orientées nord-est/sud-ouest, vitrées au nord-ouest et couvertes de tuiles mécaniques qui résultent de la reconstruction menée après l’incendie de mai 1914 et de l’extension réalisée en 1928. Elles sont prolongées au nord par les ateliers de retordage (B2, B4). Édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès bouchardés, cet ensemble remploie en partie les murs de la filature originelle. L’élévation méridionale laisse voir, sur sa face intérieure, les anciennes baies en arc segmentaire aujourd’hui murées et sur sa face extérieure des chaînages en grès. Le soutènement intérieur est assuré par dix rangées de 12 poteaux métalliques faits de deux profilés en I liaisonnés au moyen de platines et reliés transversalement par des tirants métalliques dans la partie filature (B1, B3) et des profilés en I dans la partie retordage (B2, B4). Au sous-sol s’étirent de longues galeries où subsistent les supports des transmissions de la filature de 1852. En partie médiane, s’alignent huit travées de sheds (B5) qui adoptent la même disposition mais présentent un plus grand développement. Bâties en maçonnerie enduite avec contreforts à parement de grès sur l’élévation méridionale, elles correspondent à l’extension menée en 1986. Elles sont prolongées à l’ouest par la dernière extension (B6) conduite en 1989 sous la forme de quatre nouvelles travées de sheds. Ces deux extensions présentent une structure porteuse identique faite de profilés métalliques en I et de poutrelles en treillis.

L’atelier de fabrication est flanqué, au nord-est, d’un entrepôt industriel (C) de plan rectangulaire formant un vaste vaisseau édifié en pan-de-fer et maçonnerie enduite en partie basse et en bardage métallique en partie supérieure. Il est couvert d’une toiture à longs pans en tôle nervurée ajourée de vastes parties vitrées. La structure porteuse est composée d’une charpente métallique apparente avec fermes de grande portée contreventées par des poutrelles en croix de Saint-André. En périphérie, de grands poteaux de forme triangulaire supportent d’imposantes sous-poutres en treillis.

Sur l’élévation orientale de l’atelier de fabrication, dans le prolongement du pavillon d’entrée (A), s’adossent des locaux de service à un étage carré sous un toit en terrasse (D) et la chaufferie (E). Édifiée en maçonnerie enduite, celle-ci remploie les murs de la chaufferie originelle et conserve les baies en plein cintre encadrées de grès et aujourd’hui murées. La chaufferie est insérée dans un magasin industriel (F) en maçonnerie enduite et bardage métallique coiffé d’un toit en appentis couvert de bitume et supporté par une charpente métallique apparente.

La teinturerie (G) est élevée en maçonnerie enduite. Elle comporte un étage de soubassement et un rez-de-chaussée sous un toit en terrasse percé à l’est de trois travées de sheds dont les versants nord, vitrés, sont verticaux et les versants sud couverts de tuiles mécaniques. Elle est prolongée au sud par l’atelier de traitement de surface (H). Comportant un étage de soubassement et un rez-de-chaussée sous un toit en terrasse recouvert de bitume, il est construit en béton armé en partie basse et en charpente métallique habillée de tôle nervurée en partie supérieure. Au moment de l'enquête, ce bâtiment est en cours de transformation pour accueillir les services techniques et administratifs de l’entreprise NSC Groupe.

A l’est de l’usine se dresse un hangar industriel (I) en charpente de bois essentée de planches à l’est, à l’ouest et au sud et ouverte au nord. Il est couvert d’un toit à longs pans et tuiles mécaniques.

Précision dénomination filature de coton
Appellations Gilg, Jean-Jacques Bourcart et Fils , usine du Moulin, usine de l'Ermitage, Bourcart Fils et Compagnie , Filatures et Tissages Bourcart , Nicolas Schlumberger et Compagnie , NSC Groupe
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, bureau, magasin industriel, chaufferie, hangar industriel, cour, bâtiment d'eau
Dénominations moulin, filature, usine de construction mécanique
Aire d'étude et canton Haut-Rhin - Guebwiller
Hydrographies Lauch (dérivation de la)
Adresse Commune : Guebwiller
Adresse : 240 rue de la République
Cadastre : 2018 06 130, 131, 257, 258 Commune de Buhl ; 2018 29 213, 218 Commune de Guebwiller ; 2018 15 65,66 Commune de Guebwiller
Précisions oeuvre située en partie sur la commune Buhl

En 1852, Jean-Jacques Bourcart (1801-1855) se sépare de son beau-frère Nicolas Schlumberger auquel il est associé au sein de la société Nicolas Schlumberger et Compagnie et fonde, avec ses fils Henri et Charles, une nouvelle filature de coton conçue par l’architecte Émile Muller (1823-1889). Désignée sous le nom d’usine du Moulin, elle fait l’objet d’une première extension au début des années 1860.

En 1863, une seconde filature est édifiée sur un terrain en aval. Elle est connue sous le nom d’usine de l’Ermitage. Elle est agrandie vers l’ouest en 1892.

Le 22 mai 1914, l’atelier de fabrication de la filature du Moulin est détruit par un incendie. Sa reconstruction, suspendue du fait de la Première Guerre mondiale, est menée en 1919-1920 par l’entreprise Preiswerk et Cie de Bâle en Suisse. En 1928, la filature du Moulin fait l’objet d’une extension due à l’architecte Adolphe Sautier (1870-1944), puis en 1948, elle est dotée d’une division retordage. Une teinturerie de filés est mise en service en 1951 avec la construction d’un nouveau bâtiment.

En 1971, les usines du Moulin et de l’Ermitage sont cédées à l’entreprise Nicolas Schlumberger et Cie qui entreprend d’importants aménagements sur le site du Moulin transformé en atelier de montage : en 1974, construction d’un hall de stockage et d’expédition ; en 1986, construction de huit travées de sheds puis d’un atelier de traitement de surface et de nouveaux vestiaires. Ces trois chantiers sont conduits par les architectes guebwillerois Jean Finiels (1927-2002) et Georges Thiriet. En 1989, l’atelier de montage est augmenté vers l’ouest de quatre nouvelles travées de sheds. La filature de l’Ermitage est démolie au courant de l’année 1993 (permis de démolir du 21 décembre 1992).

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source
Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par source
Secondaire : 2e moitié 20e siècle , daté par source
Secondaire : daté par source
Dates 1852, daté par source
1863, daté par source
1892, daté par source
1919, daté par source
1928, daté par source
1948, daté par source
1951, daté par source
1974, daté par source
1986, daté par source
1989, daté par source
Auteur(s) Auteur : Muller Emile
Auteur : Preiswerk et Cie,
Preiswerk et Cie

Architectes et entrepreneurs installés à Bâle en Suisse et à Saint-Louis (Haut-Rhin)


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architecte, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Sautier Adolphe, architecte, entrepreneur, attribution par source
Auteur : Finiels Jean,
Jean Finiels (1927 - 2002)

Architecte établi à Guebwiller (Haut-Rhin) et actif dans la seconde moitié du 20e siècle.


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architecte, attribution par source
Auteur : Thiriet Georges,
Georges Thiriet

Architecte établi à Guebwiller (Haut-Rhin), associé un temps à Jean Finiels et actif dans la seconde moitié du 20e siècle.


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architecte, attribution par source
Auteur : Bourcart Jean-Jacques,
Jean-Jacques Bourcart (1801 - 1855)

Industriel du textile établi à Guebwiller (Haut-Rhin).


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auteur commanditaire, attribution par source

Le pavillon d’entrée, de plan carré, est édifié en maçonnerie enduite sur un soubassement en blocs de grès. Il comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage carré et un comble à surcroît sous un toit en pavillon couvert de tuiles mécaniques. L’atelier de fabrication, en maçonnerie enduite, se compose de travées de sheds en rez-de-chaussée, vitrées au nord-ouest et couvertes de tuiles mécaniques. Il est flanqué, au nord-est, d’un entrepôt industriel de plan rectangulaire formant un vaste vaisseau édifié en pan-de-fer et maçonnerie enduite en partie basse et en bardage métallique en partie supérieure. Ce dernier est couvert d’une toiture à longs pans en tôle nervurée ajourée de vastes parties vitrées.

La chaufferie est insérée dans un magasin industriel en maçonnerie enduite et bardage métallique coiffé d’un toit en appentis couvert de bitume. La teinturerie est élevée en maçonnerie enduite. Elle comporte un étage de soubassement et un rez-de-chaussée sous un toit en terrasse percé à l’est de trois travées de sheds, vitrées au nord et couvertes de tuiles mécaniques. L' atelier de traitement de surface comporte un étage de soubassement et un rez-de-chaussée sous un toit en terrasse recouvert de bitume. Il est construit en béton armé en partie basse et en charpente métallique habillée de tôle nervurée en partie supérieure.

A l’est de l’usine se dresse un hangar industriel en charpente de bois essentée de planches. Il est couvert d’un toit à longs pans et tuiles mécaniques.

Murs grès maçonnerie enduit
béton pan de fer essentage de tôle
essentage de planches
Toit tuile mécanique, verre en couverture, tôle nervurée, bitume
Plans plan carré régulier, plan rectangulaire régulier
Étages sous-sol, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît, étage de soubassement, 1 vaisseau
Couvertures terrasse shed
toit à longs pans
appentis
toit en pavillon
Statut de la propriété propriété d'une société privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Informations FTB. 1853 - 1953 Jean-Jacques Bourcart. Fondateur des FTB. Guebwiller, 1953.

  • SCHWEITZER, Julien. Filatures et Tissages Bourcart. In Deux siècles d'Industrie Textile dans le Florival. Guebwiller, 2001, p. 71-77.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme
Jérôme Raimbault

Chercheur à l'Inventaire Général du Patrimoine Culturel-Région Grand Est (site de Strasbourg).


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