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Moulin, puis martinet, puis usine de papeterie, puis filature Jacques Frédéric Reiss, puis Jacques Barth, puis A. Lang & Cie, puis usine de petite métallurgie Latscha & Cie, puis Société Alsacienne de Constructions Mécaniques, puis usine de construction électrique SA3E, dite « usine du bas »

Dossier IA68009546 réalisé en 2017

Fiche

  • Vue aérienne de l'usine, depuis le sud.
    Vue aérienne de l'usine, depuis le sud.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • cour
    • bief de dérivation
    • chaufferie
    • salle des machines
    • bâtiment d'eau
    • conciergerie
    • remise
    • garage
    • bureau
    • hangar industriel

La rédaction de ce dossier intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2017 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation. La synthèse ci-dessous, qui précise l'historique de l'usine et sa description, donne ainsi lieu à une organisation spécifique des informations permettant de mettre en exergue divers aspects de la problématique retenue.

La campagne de prises de vues professionnelles est assurée par Christophe Hamm et la cartographie du site par Abdessalem Rachedi. Pour l'identification des bâtiments, se reporter ainsi au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196801014NUDA).

HISTORIQUE

Réaffectation d'un site protoindustriel

En mars 1729, François Guillaume Immelin acquiert auprès de Bernard Ackermann un moulin situé sur la rive gauche du Rimbach et appelé Vorderemuhle. Le mois suivant, il obtient l’autorisation du seigneur du Jungholtz, François Melchior de Schauenbourg, de construire un martinet sur la fordere Mahlmühle qu’il vient d’acquérir et d’édifier un hangar à charbon sur le jardin devant le moulin. En contrepartie, il s’engage à édifier, à ses frais, un nouveau moulin à l’arrière de la grange. Mis en mouvement par les eaux de la rivière au moyen d’un canal de dérivation dénommé canal des usines, le martinet est équipé d’une seule roue, selon un plan dressé en 1734. En 1740, François Guillaume Immelin transforme cependant son martinet en papeterie.

Implantation originelle

Le martinet fondé puis transformé en papeterie par François Guillaume Immelin est établi au nord du noyau historique du hameau de Jungholtz, qui dépend alors de la commune de Soultz. Il est construit à proximité d’un petit quartier d’habitation qui se déploie le long du chemin menant de Rimbach à Soultz et où se dresse notamment une demeure flanquée d’une tourelle, future résidence patronale. Implanté sur la rive gauche du Rimbach, sur le ban de Rimbach, il est mis en mouvement par les eaux de la rivière au moyen d’un canal de dérivation dénommé canal des usines qui suit le bas du versant septentrional de la vallée, sur plus de 800 m. Le long de son parcours, il alimente en amont un foulon implanté peu après la prise d’eau sur la rivière, ainsi qu’un moulin et une huilerie situés à 400 m du martinet.

En amont du site, le cours d’eau et le canal de dérivation qui lui est parallèle sont bordés, de part et d’autre, de prés de fauche et de pâture et dominés au nord par le versant boisé de la montagne. Le martinet, devenue papeterie, est desservi par un chemin menant de Soultz à Jungholtz, actuelle rue de l’Usine.

Développement du site

La papeterie fondée en 1740 par François Guillaume Immelin est cédée Hans Michel Flaig de Vieux-Thann, le 2 janvier 1742. En 1751, elle est entre les mains de Jean-Jacques Staub. Elle est alors équipée de 16 piles, d’une machine hollandaise installée vers 1747, d’une cuve, d’une chaudière pour coller et d’un petit pourrissoir. Tenue à bail perpétuel du seigneur de Jungholtz, la papeterie produit à cette époque, à partir de vieux chiffons, du papier à écrire, du papier gris et du carton de piètre qualité. L’affaire ne semble guère florissante puisque Jean-Jacques Staub se voit contraint d’emprunter à plusieurs reprises de l’argent au forestier seigneurial Joseph Horn, notamment en 1765 pour rebâtir la papeterie, et ce, jusqu’à devoir lui céder l’intégralité de son établissement en 1767.

En 1773, Louis Ferdinand Horn succède à son père à la tête de la papeterie qui fonctionne alors avec quatre piles, 16 maillets, un cylindre et une cuve. Dix ouvriers sont alors affectés à son fonctionnement pour une production de 2 200 rames de papier soit 1 100 000 feuilles. En 1801, Jean-François Charmoy, vérificateur de l’enregistrement et des domaines, se porte acquéreur de la papeterie, puis en 1805 du moulin contigu qu’il transforme également en papeterie dite « du haut ». Jusqu’à son décès en 1838, Jean-François Charmoy poursuit l’exploitation de ses deux établissements voisins selon la méthode de production ancestrale, sans jamais adopter la machine inventée en 1798 par Nicolas-Louis Robert pour la fabrication mécanique du papier.

En 1839, Jean Zuber, déjà propriétaire d’une papeterie à Roppentzwiller (Haut-Rhin), se porte acquéreur par adjudication des deux établissements exploités par Jean-François Charmoy à Jungholtz. L’ensemble comprend aussi une maison de maître flanquée d’une tourelle et des habitations pour loger les ouvriers, le tout situé sur le terrain qui fait face à l’usine, au sud. Son objectif est de pouvoir fournir du papier à ses fils qui exploitent une fabrique de papiers peints à Rixheim (Haut-Rhin). Or, en 1840, Jean Zuber obtient la concession de la chute d’eau de l’écluse n° 42 nécessaire à l’alimentation du canal du Rhône au Rhin ce qui lui permet de concrétiser son projet de construction d’une nouvelle papeterie à l’Île-Napoléon, à proximité de Mulhouse (Haut-Rhin). L’établissement de Jungholtz perd dès lors de son intérêt.

Jacques Frédéric Reiss, directeur de filature à Guebwiller, loue alors les locaux qui sont en grande partie reconstruits avec la mise en place d’un aqueduc en bois pour acheminer l’eau jusqu’au bâtiment d’eau. Il y fonde une filature qu’il équipe d’une machine à vapeur. A l’ouest de l’usine, dans la cour, se dresse un second bâtiment aménagé en fonderie avec cheminée de section carrée et étuve adossée à l’élévation nord. L’ensemble est acquis par Jacques Frédéric Reiss, en 1843, en même temps que la maison de maître et les habitations pour ouvriers. En 1845, une nouvelle machine à vapeur est installée dans une centrale de production d’énergie édifiée au sud-est de la filature, en bordure de l’actuelle rue de l’Usine. Jacques Frédéric Reiss fait faillite trois années après l’achat de l’usine. La filature est vendue aux enchères en 1846 à Jean Bernoulli qui la cède en 1849 à Jacques Barth, fondateur vers 1834 d’une filature de coton au Logelbach près de Colmar (Haut-Rhin) connue sous la raison sociale Barth & Kiener. Ce dernier fait édifier un gazomètre sur le site ainsi qu’un atelier de réparation et un hangar, à l’ouest de la filature. Un magasin de coton et une écurie voient également le jour de l’autre côté de l’actuelle rue de l’Usine, à l’est de la maison de maître.

En 1861, l’établissement et ses dépendances sont vendus à Jacques Grumbach et à son gendre Alexandre Lang et exploités sous la raison sociale A. Lang & Cie. Le 14 décembre 1881, l’usine est intégralement détruite par un incendie. Elle est reconstruite sous la forme d’ateliers en rez-de-chaussée, couverts de sheds. Après le décès de Jacques Grumbach en 1889, la société en nom collectif A. Lang & Cie est dissoute. Alexandre Lang poursuit seul l’exploitation de la filature, équipée de 2 200 broches, jusqu’en 1897 où il la cède avec ses dépendances à la firme Latscha & Cie qui exploite déjà deux usines de petite métallurgie à Jungholtz. L’entreprise Latscha & Cie compte dès lors trois sites de production dans la commune : le site originel fondé en 1835 et que l’on désigne désormais sous le nom d’« usine du haut » (étudié, IA68009547), l’aiguiserie appelée « die Schliff » (étudiée, IA68009545) et l’ancienne filature qui devient l’« usine du bas ».

En 1897, l’entreprise prend la forme d’une société en commandite par actions sous la raison sociale Latscha & Cie, avec Edouard II Latscha à sa tête. En 1903, la société Latscha & Cie change de dirigeants. Ce sont désormais Henri III (1877-1912) et Paul Latscha (1879-1928), les deux fils d’Henri et neveux d’Edouard II, qui en prennent la tête. Ce dernier quitte l’entreprise et signe une clause de non-concurrence pour dix ans. En revanche, ses fils, privés d’emploi dans l’entreprise de Jungholtz, décident de créer une nouvelle usine à Soultz (étudiée, IA68009563).

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’« usine du bas » est la proie de bombardements occasionnant d’importants dégâts. Une partie de son matériel est déménagée à Mulhouse et elle fait face à des réquisitions de matériel et de matières premières. La maison de maître, les habitations d’ouvriers et les différents magasins, hangars et bureaux implantés au sud, de l’autre côté de l’actuelle rue de l’Usine, sont totalement détruits. Ils ne sont pas reconstruits, laissant place à un vaste terrain vague.

En 1920, la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Mulhouse (S.A.C.M.) acquiert le site ainsi que l’« usine du haut », pour y fabriquer des pièces de machines de tissage et de filature. D’importants travaux de remise en état sont menés au cours de l’année 1923. Des ailettes y sont alors produites. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’établissement est réquisitionné. Les Allemands modernisent le parc de machines, devenu obsolète. La production est partiellement réorientée avec la fabrication de crics à corps en bois à crémaillère de type UG (Usine de Graffenstaden) et de crics de vannes.

Après la guerre, la S.A.C.M.-Mulhouse reprend ses productions de broches, ailettes, cylindres à continus, bras de pression, crics, roues dentées et crémaillères sur ses deux sites de Jungholtz. L’usine est exploitée jusqu’en 1979, date de sa fermeture. Les locaux de l’« usine du bas » sont repris par la Société Alsacienne d’Équipement Électronique et Électrique (SA3E). Au moment de l'enquête, le site a été scindé en plusieurs entités et accueille des espaces de stockage, un dépôt d’incendie, un bureau de poste, une épicerie et des locaux d’habitation.

Sources d’énergie

En 1770, la papeterie de Joseph Horn est équipée de deux roues hydrauliques. En 1826, elle est mise en mouvement par deux roues à eau dont le diamètre est respectivement de 4,20 m et 2,90 m. La papeterie du haut, créée en 1805, ne compte qu’une seule roue de 4,50 m de diamètre. Vers 1842, au moment de sa transformation en filature, l’établissement est équipé d’une machine à vapeur d’une force de 10 ch, construite par les Ets Humbert père et fils de Mulhouse (Haut-Rhin), qui vient suppléer la roue hydraulique alimentée au moyen d’un aqueduc en bois. En 1845, une nouvelle machine à vapeur d’une puissance de 20 ch est mise en fonction. En 1853, la roue hydraulique développe une force de 67,55 ch pour une chute de 10,13 m. Par la suite, une turbine hydraulique est installée, qui est toujours en position au sein du bâtiment d’eau (non visité).

DESCRIPTION

Des constructions initiales de la papeterie, avant l’incendie de 1881, ne subsistent que la centrale de production d’énergie (A) et le bâtiment d’eau (B) édifiés le long de la rue de l’Usine. A l’arrière, se déploient des ateliers à sheds (C), selon un plan en L, prolongés de deux extensions au nord-ouest. Bordant la cour d’usine au sud et à l’est, se succèdent la conciergerie (D), l’atelier de menuiserie (E), une construction ayant servi de remise, de garage et de bureau (F) et un hangar industriel (G).

La centrale de production d’énergie (A), de plan rectangulaire, comporte un étage carré sous un toit à croupes couvert d’ardoises et d’où émerge une cheminée tronconique en briques. Édifiée en maçonnerie enduite, elle est ajourée de baies avec encadrements en grès, rectangulaires au rez-de-chaussée et en plein cintre à l’étage. Le bâtiment d’eau (B) qui s’élève à sa droite, est de haute stature. Construit en maçonnerie enduite, il comporte un sous-sol et un rez-de-chaussée sous un toit à longs pans couvert de tuiles mécaniques, sommé d’une structure en charpente qui supportait un campanile aujourd’hui disparu. L’élévation antérieure est percée de trois baies en arc segmentaire avec clés saillantes et encadrements en grès. Au sous-sol, la turbine hydraulique (immergée) est toujours en place ainsi que la conduite forcée en métal, d’un diamètre de 0,90 m, qui l’alimentait.

A l’arrière du bâtiment d’eau se déploie un atelier de fabrication (C) en rez-de-chaussée, adoptant un plan en L et bâti en maçonnerie enduite. Il est constitué de huit travées de sheds, d’inégal développement, orientées est-ouest, couvertes de tuiles mécaniques et vitrées au nord. L’élévation méridionale, sur cour, est décorée de jambes et d’une corniche en briques et ajourée de baies rectangulaires avec encadrements en grès. Cet atelier est relié à la centrale de production d’énergie par une verrière avec armature en métal qui protège un quai de chargement donnant sur la cour. Il est prolongé, au nord-ouest, par deux extensions. La première comporte deux bâtiments accolés, de plan rectangulaire, édifiés en maçonnerie enduite et couverts d’un toit à longs pans avec tuiles mécaniques. La seconde est constituée de deux travées de sheds, vitrées au nord et couvertes de tuiles mécaniques.

La conciergerie (D), occupée au moment de l'enquête par le bureau de poste et une épicerie, est de plan rectangulaire. Bâtie en maçonnerie enduite pour le rez-de-chaussée et en pan-de-bois avec remplissage de briques pour l’étage de comble, elle est couverte d’un toit à longs pans et tuiles mécaniques. Les baies présentent des arcs segmentaires saillants en briques et des encadrements moulurés en grès. Elle est adossée à l’ouest à l’atelier de menuiserie (E), en rez-de-chaussée sous un toit à longs pans couvert de tuiles mécaniques. Bâti en maçonnerie enduite, il est ajouré d’une grande baie rectangulaire au sud.

La construction ayant servi de remise, de garage et de bureau (F), a été reconvertie en habitations. Elle est fortement dénaturée. Elle comportait, avant sa transformation, trois travées de longs pans accolées et couvertes de tuiles mécaniques avec un rez-de-chaussée en maçonnerie enduite et un comble à surcroît essenté de planches. La travée médiane a disparu. Le hangar industriel (G), de plan rectangulaire, ferme la cour à l’ouest sur le Rimbach. Il comporte un rez-de-chaussée surélevé sur poteaux métalliques, ouvert à l’est, et un étage carré en maçonnerie enduite sous un toit à longs pans couvert de tuiles mécaniques.

En amont de l’usine, le tracé du canal d’amenée maçonné, aménagé au sommet d’un remblai, est encore visible. En revanche, il ne subsiste aucun vestige de l’aqueduc qui alimentait le bâtiment d’eau de la filature puis de l’usine de petite métallurgie Latscha.

Appellations Jacques Frédéric Reiss , Jacques Barth , A. Lang & Cie , Latscha & Cie , Société Alsacienne de Constructions Mécaniques , SA3E , usine du bas
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, cour, bief de dérivation, chaufferie, salle des machines, bâtiment d'eau, conciergerie, remise, garage, bureau, hangar industriel
Dénominations moulin, martinet, usine de papeterie, filature, usine de petite métallurgie, usine de construction électrique
Aire d'étude et canton aire d'étude du département 68 - Soultz-Haut-Rhin
Hydrographies Rimbach (dérivation du)
Adresse Commune : Jungholtz
Adresse : 10, 12, 12A rue de l' Usine
Cadastre : 2019 01 106, 108 à 111, 121, 125, 145, 146, 148 à 150

Le site accueille tout d’abord un moulin, puis un martinet construit en 1729 et transformé en papeterie en 1740. Après avoir changé plusieurs fois de mains, celle-ci est louée puis vendue, au début des années 1840, par Jacques Frédéric Reiss. Les locaux sont en grande partie reconstruits avec la mise en place d’un aqueduc en bois pour acheminer l’eau jusqu’au bâtiment d’eau. Jacques Frédéric Reiss y fonde une filature qu’il équipe d’une machine à vapeur. En 1845, une nouvelle machine à vapeur est installée dans une centrale de production d’énergie édifiée au sud-est de la filature, en bordure de l’actuelle rue de l’Usine.

Après sa faillite, la filature est vendue aux enchères en 1846. En 1849, elle est acquise par Jacques Barth qui y fait édifier un gazomètre ainsi qu’un atelier de réparation et un hangar, à l’ouest du site. Le 14 décembre 1881, l’usine est intégralement détruite par un incendie. Elle est reconstruite sous la forme d’ateliers en rez-de-chaussée, couverts de sheds.

En 1897, l’établissement est acquis par la firme Latscha & Cie qui le transforme en usine de petite métallurgie exploitée jusqu’en 1920, date à laquelle elle est cédée à la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques de Mulhouse (S.A.C.M.). L’usine est exploitée jusqu’en 1979, date de sa fermeture. Les locaux sont alors repris par la Société Alsacienne d’Équipement Électronique et Électrique (SA3E). Au moment de l'enquête, le site a été scindé en plusieurs entités.

Période(s) Principale : 2e quart 18e siècle , daté par source
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1729, daté par travaux historiques
1740, daté par travaux historiques
1845, daté par source
1849, daté par source
1881, daté par travaux historiques

Le site se compose de bâtiments d’époques différentes, construits en maçonnerie enduite et couverts de tuiles mécaniques pour la grande majorité d’entre eux. Pour leur identification, se reporter au plan de situation du site figurant dans les illustrations (IVR42_20196801014NUDA).

La centrale de production d’énergie (A), de plan rectangulaire, comporte un étage carré sous un toit à croupes couvert d’ardoises et d’où émerge une cheminée tronconique en briques. Le bâtiment d’eau (B) comporte un sous-sol et un rez-de-chaussée sous un toit à longs pans. L’atelier de fabrication (C) en rez-de-chaussée, adopte un plan en L. Il est constitué de huit travées de sheds vitrées au nord. Il est prolongé, au nord-ouest, par deux extensions. La première comporte deux bâtiments accolés, de plan rectangulaire, couverts d’un toit à longs pans. La seconde est constituée de deux travées de sheds, vitrées au nord.

La conciergerie (D) est de plan rectangulaire. Elle présente un étage de comble en pan-de-bois avec remplissage de briques sous un toit à longs pans. L’atelier de menuiserie (E), en rez-de-chaussée, et la construction ayant servi de remise, de garage et de bureau (F), sont également coiffés d’un toit à longs pans. Cette dernière comporte un comble à surcroît essenté de planches. Le hangar industriel (G), de plan rectangulaire, est composé d’un rez-de-chaussée surélevé sur poteaux métalliques, ouvert à l’est, et un étage carré sous un toit à longs pans.

Murs brique maçonnerie enduit
essentage de planches
pan de bois
Toit tuile mécanique, verre en couverture, ardoise
Plans plan rectangulaire régulier, plan régulier en L
Étages sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, en rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
toit polygonal
shed
Énergies énergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
énergie thermique produite sur place
énergie électrique achetée
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • RISACHER, Bertrand. Les mutations successives d'un espace enclavé et déshérité : industrialisation et désindustrialisation dans la vallée du Rimbach du XVIIIe siècle à nos jours. Thèse de doctorat soutenue à l'Université de Haute Alsace, Mulhouse, 2010.

  • RISACHER, Bertrand. La famille Latscha de Jungholtz. In Deux siècles d'Industrie Textile dans le Florival. Guebwiller, 2001, t. 1, p. 169-171.

(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme