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Parc de la Maison d'industriel dite La Prairie ; actuellement parc de l'hôtel de voyageurs Domaine de Beaupré

Dossier IA68001417 réalisé en 2008

Fiche

La mise à jour de ce dossier constitué en 2008 lors d'une enquête sur les jardins d'Alsace, consistant à le compléter par des photographies réalisées par Jérôme Raimbault, intervient dans le cadre d'une enquête thématique, menée en 2014 par Jérôme Raimbault et Frank Schwarz, visant à interroger la transformation du paysage des vallées vosgiennes du Haut-Rhin sous l’effet de l’industrialisation.

Parties constituantes non étudiées pièce d'eau, pont de jardin
Dénominations parc
Aire d'étude et canton Guebwiller
Adresse Commune : Guebwiller
Adresse : 2 rue des Larrons , 6 rue de Soultz
Cadastre : 1826 C 264 à 268 ; 2000 12 282, 295

La villa La Prairie est acquis dans la deuxième moitié du 19e siècle par la famille de Bary qui avait cédée le château de la Neuenbourg à Daniel Schlumberger. La construction du château s'’est faite en plusieurs étapes, de 1858 à 1895. Le parc peut dater de la fin des années 1860 ; le style et les formes d’'aménagements sont similaires à d’'autres villas d’'industriels de l'’époque. A l'origine, le parc était à l'’extérieur de la ville sur des terrains peu construits et non loin d'une chapelle. Un plan de 1883 rend compte de l'’importance du parc qui s'’étend sur plusieurs hectares. Au cours du 20e siècle, des parties du parc ont été loties, rognant sur la propriété à l'ouest et à l'est. Le château, propriété des Brown de Coulston au 20e siècle, est transformé en hôtel dans le dernier quart du 20e siècle.

Période(s) Principale : milieu 19e siècle

Le parc paysager de l'hôtel de la Prairie est bordé par la rue des Larrons au sud-ouest et par l'avenue du Maréchal-Foch au nord-est ; il est loti à l'est et à l'ouest. Le parc est entouré d'un mur en bordure de route et un très beau portail permet l'accès à la propriété. Une ancienne allée de marronniers qui menait au château au 19e siècle par la route de Soultz est aujourd'hui coupée par la rue des Larrons. On accède au parc en contournant le château.

Composé d'une grande pelouse centrale bordée par la végétation, le parc présente des aspects différents dans ses parties sud et nord. Au sud, la pelouse occupe les deux tiers de la surface et ses bordures sont délimitées par des arbres en régénération naturelle. Seul un pin noir (Pinus nigra) émerge de la masse arborée indigène. Une ancienne orangerie est implantée en bordure de propriété. En s'approchant du château, d'autres arbres sont à signaler sur le côté est tels que des cerisiers tardifs (Prunus serotina) de belle taille. Du centre de la pelouse, un panorama est dégagé sur le mont Oberlinger. A hauteur du château plus au nord, l'ambiance du parc change : une allée goudronnée partant de la terrasse de l'hôtel, surélevée, mène à un petit pont en fer forgé. Ce pont traversait auparavant un cours d'eau aujourd'hui asséché qui alimentait un étang : des traces de cet aménagement demeurent, notamment la rocaille ornementale. En s'orientant vers le nord, le couvert devient plus dense, et les arbres remarquables sont en plus grand nombre : un cèdre bleu de l'Atlas (Cedrus atlantica Glauca), un gros platane commun (Platanus acerifolia) ou encore un chêne rouge (Quercus rubra).

Plans jardin irrégulier
Élévations extérieures jardin de niveau
Jardins arbre isolé, pelouse, bosquet
Typologies parc paysager

Fermé au public

Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général - Beaudéan Colette - Schwarz Frank
Frank Schwarz

Chercheur spécialisé en patrimoine industriel au Service de l'Inventaire de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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- Raimbault Jérôme
Jérôme Raimbault

Chercheur au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Grand Est (site de Strasbourg).


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